ANNIE, LES SAMARITAINS ET LE VO...
histoire Amateur posté le jeudi 1 janvier 2009 par Lana
Comme le dit si bien le vieil adage : chassez le naturel et il reviendra au galop ! Alors qu’un soir je filais en voiture en direction de ma demeure, une panne d’essence me força à me ranger sur l’accotement. J’allais appeler un remorqueur, étant trop loin d’une station d’essence pour m’y rendre à pied, mais une voiture vint se ranger derrière la mienne au moment même où j’allais composer le numéro fatidique et très coûteux. Je m’approchai du passager qui sortit de la voiture pour venir dans ma direction. - Bonjour, merci de vous être arrêté, mon réservoir d’essence est à sec, lui dis-je d’emblée. C’était un beau brun aux yeux chocolat et au corps d’athlète. Il me toisa de la tête au pied, un sourire aux lèvres, avant de daigner me répondre. - Rien de plus normal, veux-tu que l’on te conduise jusqu’à la station-service pour remplir un bidon ? Je penchai la tête de côté et j’aperçus un Black devant le volant. J’embarquai volontiers lorsque l’inconnu m’ouvrit galamment la portière du passager. Nous étions encore à quelques kilomètres de la prochaine sortie, la poisse ! La proximité de ces deux hommes devint rapidement dérangeante et des pensées obscènes s’insinuèrent en moi tandis qu’ils causaient de sports. Je brisai mon propre silence en me présentant. - Moi c’est Annie… Et vous ? Le Black sourit adorablement et tendit sa main vers la mienne en la serrant sensuellement. Lorsqu’il la retira, il soutint mon regard et effleura l’intérieur de ma menotte ainsi que mes doigts. Mon bras me chatouillait terriblement, je sentis des picotements intenses, presque désagréables, sur les lèvres et dans la bouche. Ce petit contact venait de mettre le feu aux poudres ou plus exactement, il venait de me mettre le feu à la chatte ! Tout mon corps était aux aguets, mes sens, décuplés. - Moi c’est Patrice et lui, dit-il en pointant du pouce son ami assis sur la banquette arrière, c’est Pipo ! L’autre lui envoya une baffe en arrière de la tête et se présenta lui-même : - Pipo, c’est le surnom qu’il me donne pour me discréditer auprès des belles femmes – il croisa mon regard avec une intensité à peine dissimulée et empoigna…



