Un artiste inspiré

histoire Amateur posté le samedi 28 janvier 2006 par Amandine

Me demanda si j’étais là depuis longtems, si j’avais fait bon voyage, si je n’avais pas eu de mal à trouver, si je voulais un café. Le temps de lui répondre, nous étions assis côte à côte dans le canapé de son salon situé à l’extrémité de la véranda. Il devait être dix heures du matin, le soleil montait dans le ciel, il faisait chaud. Après quelques discussions, il me proposa de me montrer ces dernières oeuvres. Beaucoup de portraits de femmes, des visages, des bustes. Des nus. Des femmes qui dansent. Des femmes qui pensent. Des femmes distraites, des femmes d’ici, d’ailleurs. Souvent à la fois très jolies mais très naturelles. Un régal. Des couleurs chaudes. Des tons ocres, fauves, rouges. Des sourires. Du blanc aussi. Et de la couleur. Et du mouvement. Et du repos. J’étais époustouflée. Sous le coup de l’émotion, j’essayai de lui communiquer mon enthousiasme. Il m’écoutait avec grande attention, il semblait vraiment très touché. Doué, patient, intelligent, timide. Un artiste, quoi ! Il sembla tellement touché qu’il voulut me faire un cadeau. Il m’expliqua de façon désordonné qu’il n’aimait travailler que pour ceux qui l’appréciaient, et pas pour ceux qui suivaient la mode. Que l’essentiel résidait dans le choix du modèle. Et que j’étais très jolie. Qu’à partir de quelques minutes de pose, il pouvait faire un fusain ou une sanguine. Qu’avec quelques jours de plus, il faisait un tableau. Mais que si le modèle lui plaisait trop, il avait du mal à s’en séparer. Il insista pour que je pose un instant. Qu’il me donnerait peut-être le résultat. Il insista encore. J’acceptai. J’avais bien compris que la pose se faisait sans vêtements et que, d’une part je devais me déshabiller presque devant lui, et que d’autre part, si quelqu’un passait, il pourrait se rincer l’oeil sur mon corps dénudé. N’étant pas très timide, j’acceptai. Un frisson me traversa le corps, me rappelant que je portais de la lingerie très légère sous ma robe. Il me rasura en m’indiquant un paravent que je n’avais pas encore remarqué. Il m’indiqua aussi une chaise devant être le lieu de pose. Mais que je choisirais la position qui me conviendrait. Je glissai sous le paravent. Retirai ma robe. Je portais dessous un soutien-gorge pêche en dentelle très fine…