UN CONTE DE NOËL 1
histoire Amateur posté le dimanche 24 decembre 2006 par Anonymus
Mais alors que je me débattais avec des fantômes irréels, je faillis faire un arrêt cardiaque en voyant de l’eau tomber à travers la cheminée et éteindre les braises. Quelqu’un descendait maladroitement à travers. Tout cela semblait assez surréaliste ; je me demandai quel cambrioleur était assez stupide pour s’aventurer jusque-là et tenter de s’emparer d’un tas de vieilleries glauques, mais m’armai du tison au cas où. Soudain, j’entendis la personne glisser et tomber juste devant moi en dégageant un nuage de suie. Elle toussait. Elle, oui, une jeune fille aux cheveux blonds, habillée d’un haut et d’une minijupe rouges et blancs et dont les longues jambes étaient passablement noircies par la cheminée qui n’avait pas dû être ramonée depuis plusieurs siècles. - Ça va ? Lui demandai-je en me penchant vers elle pour l’aider à se relever par réflexe de gentleman, avant de me rendre compte que ce qui se passait n’avait aucun sens. - Oui je crois, merci ! Me dit-elle avec un sourire innocent. Mais elle prit soudain une mine effrayée : - Oh Non ! Qu’est-ce que tu fais là toi ? C’était pas prévu ! Mince ! Tu m’as vue ? - Bah… Oui ! Lui répondis-je d’un air soucieux quant à sa santé mentale (et à la mienne en passant). - C’est pas vrai ! Je suis trop nulle… Elle alla s’asseoir sur le canapé et se prit la tête entre ses mains, les coudes sur ses genoux, en sanglotant. - Fais comme chez toi… Mais elle avait l’air très préoccupée, je m’assis à côté et passai mon bras autour d’elle pour la consoler. Elle sembla se calmer un peu. - Bon, maintenant tu vas peut-être m’expliquer ce que tu faisais dans la cheminée avec le costume de la Mère-Noël… - Pas la mère, la fille ! Je suis la fille du Père-Noël et c’est ma première nuit de travail. Le plus dur dans ce boulot, c’est de ne pas se faire voir par les enfants noctambules psychopathes. Il m’avait donné cette maison pour que je me rôde parce que les habitants seraient certainement endormis comme des masses. Mais toi, tu es là, et maintenant tu vas raconter à tout le monde que je suis une incapable. En plus, j’ai oublié la moitié des cadeaux ! Elle se remit à pleurer de plus belle. - Calme-toi ! Je ne raconterai…



