EXPÉRIENCE AVEUGLE
histoire Jeune posté le samedi 12 decembre 2009 par Amandine
Intéressée, j’essayais d’en savoir plus. Le champagne augmentait d’ailleurs ma curiosité naturelle. C’est alors que Jean me proposa de les rejoindre pour finir la soirée dans l’ambiance de cette époque. Nous quittâmes le vernissage juste après une dernière coupe de champagne. Arrivés dans la voiture, les plus jeunes de ses amis montèrent avec nous, et les autres nous montrèrent le chemin. À peine sortis du parking. Elise - c’était son prénom - me banda les yeux à l’aide un ruban de soie rouge. Jean expliqua que c’était comme ça que l’on commençait toujours… Intriguée et un rien excitée, je me laissai faire. Quelques minutes plus tard, nous arrivâmes à destination, descendîmes, mes yeux toujours bandés. Nous entrîmes dans la cour d’une résidence et marchions sur ce que j’imaginais être du gravier. Puis nous montâmes quelques marches et entrâmes à l’intérieur de ce que je m’imaginais être une grande maison. Peut-être un hôtel particulier. Personne ne parlait. J’osais un timide : - Où sommes nous ? - Chez nous. Virginie, la femme du premier couple, avait répondu. Nous passâmes au salon, ils m’aidèrent à m’assoir et m’offrirent une coupe de champagne. Ils se mirent à discuter de cette heureuse époque sans toutefois dévoiler les pratiques auxquelles ils s’adonnaient. Je les entendais parfois bouger mais sans savoir se qu’ils faisaient. Des bruits de tissus qui se froissent, de verres qui trinquent, de bouteilles qui se posent, tout ça se mélangeait. L’espace d’un instant, mon cerveau émoustillé par l’alcool et troublé par tout ces sons, eu la curieuse pensée de les imaginer se déshabiller. Il était tard, nous fûmes tous invités à passer la nuit ici. Acceptation générale. Jean me proposa de rejoindre la salle de bain. Ma tête tournait et bien sur je ne voyais toujours rien. Il m’aida. La salle de bain était heureusement à l’étage. Je demandai à retirer mon bandeau, mais Jean me signifia que la soirée ne faisait que commencer. Il me défit mon chignon en prenant garde à ne pas retirer mon bandeau et me demanda si je souhaitais prendre un bain. J’acceptai. L’au se mit de suite à couler. Pourtant, je le sentais près de moi. Il y avait quelqu’un d’autre qui nous avait suivi. Je pensai alors avoir compris…



