Une famille de monstres

histoire Amateur posté le mercredi 22 mars 2006 par Syl

J’en passe et des meilleures… Vu le ton sur lequel elle me disait ça et son état d’ébriété, je préférais ne pas répondre… Je cherchai mon cahier de devoirs et le posai sur la table ou le vieux attendait on ne sait quoi. Comme à son habitude, il essaya de me tripoter au passage, mais je n’étais pas d’humeur à fermer les yeux. Je le réprimandai sévèrement. C’est alors que la grosse truie se mit à protester et à m’insulter, en prenant à témoin les autres, et en disant que je maltraitais le pépé ! Je ne me laissai pas faire et répliquai que c’était un vieux cochon aux mains baladeuses. Cela ne fit qu’empirer et la grosse redoubla d’insultes à mon égard. Elle me dit que c’était moi la cochonne, que je voyais le mal partout, que je ferais mieux de m’occuper de mon cul, etc… Elle n’avait pas manqué de prendre à témoins ses trois voyous de fils et ses deux salopes de filles, qui bien évidemment la soutenaient. Fanny était envoyée dans sa chambre avec interdiction d’en sortir. L’atmosphère s’envenima rapidement. Je sentis, à travers les insultes qu’ils m’adressaient sous l’effet de l’alcool, combien depuis longtemps il devaient me détester et m’envier, moi la fille du médecin, moi qui faisait partie des notables. Les fils prirent vite le relais de la mère pour m’insulter, mais aussi pour me bousculer. Je commençai à avoir la frousse mais j’essayai de ne pas le montrer, car je ne voulais pas m’abaisser devant eux. J’avais donc moi aussi élevé le ton et je reconnais que j’adressai quelques paroles peu aimables à la grosse qui m’abreuvait d’insultes. Elle le méritait bien mais ses fils ne l’entendaient pas ainsi et ils saisirent ce prétexte pour dire que j’insultais leur mère et que cela n’allait pas se passer comme ça. L’un d’eux leva même le bras sur moi pour m’obliger à m’excuser. Je refusai. La tension était à son comble. C’est alors que le plus âgé des fils se précipita dans la pièce voisine et, quelques secondes plus tard, revint en brandissant et en pointant vers moi le fusil de chasse du père : - Ah c’est comme ça… Et bien on va t’apprendre à respecter la mère. Non mais, pour qui…