Ma femme préfère les femmes 2
histoire Lesbienne posté le jeudi 3 mars 2005 par Nicky Gloria
La main qui cesse soudainement de bouger coupe net son élan, l’air siffle hors de ses poumons, l’empêchant de laisser exploser le feu d’artifice qui allait la dévaster. Sa frustration est si intense qu’elle se met à hoqueter, à supplier, à gémir à en perdre l’âme. N’obtenant aucune réponse, n’y tenant plus, elle se cambre avec une souplesse étonnante, reculant en tortillant du postérieur. Elle se met à onduler en tremblant de tout son corps, plaquant étroitement ses fesses contre le godemiché. Laure la retient, posant une main autoritaire sur son dos. - Chut, laisse-toi guider, c’est moi qui mène la danse. Immobilisée, Mélanie se met à geindre impatiemment. Laure sourit. Elle est en train de jouer avec Mélanie comme une chatte avec une souris, avec un sadisme raffiné, retardant le plaisir selon son bon vouloir. Au-delà de sa perversité, je dénote une science infinie à laquelle Mélanie ne peut évidemment pas résister, et aussi une tendresse qui m’emplit de jalousie et d’impuissance. Comment puis-je lutter contre cette femme qui, en une seule fois, l’a comprise et l’amène dans des plaisirs que je n’ai jamais pu lui faire partager. C’est un combat perdu d’avance, je ne fais pas le poids. Jamais je me suis senti si humilié, si nul. Mélanie vient de bouger du bassin, à peine, un mouvement imperceptible, mais cela lui permet d’atteindre l’orgasme dont on l’avait privée. Son corps entier se convulse, un cri animal jaillit hors de sa bouche béante. Un plan serré sur son visage me fait distinguer la sueur jaillissant de ses pores, ses traits crispés, son expression exaltée, et surtout ses yeux agrandis démesurément. Il y a évidemment du plaisir dans ses yeux, mais aussi d’autres choses qui ne cesseront de me hanter toute ma vie. De la jubilation, de la démence presque, une faim exacerbée qui ne se maîtrise plus, qui ne laisse aucune place à la retenue ou à la dignité. Mélanie est marquée à vie, esclave de ses sens, c’est là un désir plus fort que la raison, plus fort que tout, contre lequel elle ne pourra plus jamais se défendre. C’est le sang qui…



