GILLES, MON PATRON
histoire Gay posté le dimanche 24 mai 2009 par Marc du boulot
- Ce week-end ? dis-je sans trop réaliser que je venais de ronchonner. - Oui, je ne te le demande pas pour te pourrir la vie, j’y serai aussi, j’ai seulement besoin d’un partenaire pour m’aider et je t’ai choisi parce que je peux te faire confiance. Me faire confiance, il me prend par les sentiments, je n’ai alors vraiment pas d’autres choix que d’accepter. Il me dit que nous devons nous rendre là-bas ce soir, il a loué deux chambres, car les formations commenceront le lendemain assez tôt. Par contre, lui doit rester dimanche et moi je pourrai repartir rejoindre mes amis, donc nous prendrons chacun notre voiture pour le déplacement. Je quitte alors le bureau pour faire ma valise. MAUDIT SOIT MON PATRON Dire que mon cousin devait me présenter une fille ce soir, je vais encore rater l’occasion de connaître une chic fille et de peut-être avoir une vie différente de celle qui tourne autour de mon boulot… Merde ! Et tout cela est de la faute de qui encore ? GILLES ! Finalement, je pars en direction de la ville où nous devons passer la nuit avant de commencer les formations le samedi. Comme j’ai pris beaucoup de temps pour ranger mes trucs, compte tenu que je ne crois pas retourner à la maison avant d’aller rejoindre mes amis, question de gagner un peu de temps, je quitte la ville alors qu’il commence à faire nuit. Je suis alors épuisé et je vois un arrêt routier près de l’autoroute, je prends la brettelle de sortie, histoire de faire un arrêt aux chiottes avant de continuer la route. Je gare la voiture et j’aperçois au même moment une automobile pareille à celle de Gilles. Comme il fait déjà très sombre et qu’elle est garée dans le noir, je marche dans sa direction pour vérifier si tout va bien. Peut-être est-il en panne ? Je m’approche de l’auto et je peux percevoir des mouvements à l’intérieur, peut-être s’est-il assoupi tandis qu’il voulait faire une pause ? Mais non, il a la tête dirigée vers le plafond de la voiture et il a la bouche ouverte. Je m’approche encore…



