Jacqueline et le cavalier
histoire Amateur posté le mercredi 6 septembre 2006 par Ivan Ribeiro Lagos
Continuant sa promenade au hasard, elle traversa un grand nombre d’allées, contourna des bosquets touffus et admira de multiples massifs fleuris, avant d’atteindre le verger. Non loin du champ d’arbres fruitiers, elle vit un enclos dans lequel on avait dressé une série d’obstacles pour les chevaux. Jacqueline s’approcha des écuries de la maison, qui se trouvaient à quelques mètres de là. Oserait-elle aller les explorer ? Avant qu’elle ait eu le temps de se décider, elle entendit le pas d’un cheval franchissant le portail de l’enclos. Elle recula et l’observa, l’animal ruait et se cabrait, si bien que l’homme, qui le montait avait le plus grand mal à se maintenir en selle. On voyait pourtant à son allure que c’était un cavalier émérite. Il avait sûrement autant d’expérience et d’habileté que son père, songea Jacqueline, non sans admiration. L’homme obligea le cheval à faire demi-tour et le dirigea vers le premier obstacle. Celui-ci était haut mais Jacqueline savait qu’elle l’aurait franchi sans difficulté. L’animal s’approcha de la barrière mais en même temps, il baissa l’encolure, si bien que son cavalier, malgré tous ses efforts ne put éviter une chute plutôt rude. Comme s’il était content de l’excellent tour qu’il venait de jouer au cavalier, le cheval releva fièrement la tête et s’éloigna au galop. Jacqueline poussa une exclamation étouffée. Puis sans hésiter davantage, elle franchit le portail de l’enclos pour se porter au secours de l’inconnu. Celui-ci était allongé, immobile, face contre terre. Jacqueline s’agenouilla auprès de lui et lui posa une main sur l’épaule. Le malheureux cavalier, encore tout étourdi par sa chute, se redressa lentement et lui lança un regard très étonné. - Êtes-vous blessé ? S’enquit-elle - Je ne sais pas… Êtes-vous donc un ange en personne ? Balbutia l’homme. Jacqueline s’attendait si peu à cette réaction qu’elle éclata de rire. - Non ! Je ne suis pas une personne aussi importante. Répondit-elle avec un sourire espiègle. - Je ne suis que… Jacqueline. L’inconnu sourit et elle s’aperçut alors qu’il était très beau. Il ne portait ni veste, ni cravate et avait sinplement noué un foulard de soie autour de son cou. - Jacqueline ! S’exclama-t-il. Je ne m’étais donc pas tellement trompé ! J’ai bien failli être tué par ce…



