TU SERAS À MOI UN JOUR
histoire Jeune posté le vendredi 27 mars 2009 par Joseph Hash
Après avoir déchargé, chaque fois j’essayai de me raisonner : Bruno n’était pas pour moi, il ne serait jamais à moi. Puis, dès que je le croisais et qu’on se saluait, je me mettais de nouveau à espérer, à me dire qu’il ne fallait pas se décourager. Moi-même, j’avais découvert mon homosexualité après vingt-cinq ans et après avoir mené une vie hétérosexuelle presque des plus conformes. Alors pourquoi pas lui… J’étais partagé : devais-je le draguer ouvertement au risque de le perdre ou l’amadouer avec tact et m’en faire un ami ? J’ai préféré opter pour la seconde solution. Il me semblait que je ne devais pas le choquer, ni l’effrayer, non plus. De toutes manières, j’étais sûr que les commérages de l’immeuble l’avaient renseigné sur mes préférences sexuelles. Ma vie dissolue et mes multiples conquêtes ne passent pas inaperçues. Il ne me restait que les fantasmes et je ne me privais pas de les alimenter par n’importe quel moyen. Par exemple, je m’arrangeais parfois pour me trouver derrière lui quand Bruno rentrait chez lui et je me mettais à bander agréablement pour son cul bien rond. Je n’aurais jamais imaginé que ce soit lui qui prenne les devants. Sa femme s’était absentée une semaine pour un stage professionnel. Il en a profité pour passer me voir, un soir, sous le prétexte de me demander un paquet de café. Je venais juste de rentrer de mon travail et je venais de prendre une douche, alors j’étais simplement revêtu de mon peignoir de bain. Une occasion inouïe de bavarder un peu avec lui. Je l’ai invité à prendre un verre. Il n’a pas refusé et s’est installé avec moi dans mon salon. Je le sentais assez intimidé et anxieux. Quant à moi, je ne pouvais contrôler un début d’érection. Il me vouvoyait alors que je le tutoyais. Après quelques paroles banales, il m’a demandé si je vivais seul, si je n’étais pas marié. Je l’ai vu légèrement rougir quand je lui ai répondu : - On ne t’a pas dit ? Je suis sûr que la concierge a dû se faire un malin plaisir de te mettre au courant sur le genre de personnes que je recevais chez moi…



