KAMEL, MON AMOUR

histoire Jeune posté le mercredi 6 janvier 2010 par Le douanier

J’avais vingt-cinq ans, il en avait vingt-huit. Kamel était d’origine tunisienne. Il était infirmier, j’étais interne et il y a vraiment eu un coup de foudre entre nous deux. Sans cela, jamais je n’aurais osé franchir le pas et me donner à lui. Je ressens toujours la même émotion lorsque je repense à notre «première fois». Kamel travaillait de nuit. Un soir, il m’a appelé à cause d’un petit problème dans le service de médecine. Une patiente se plaignait de fortes douleurs gastriques. Ensuite, je suis resté avec lui pour bavarder un petit moment, devant un café, dans le bureau des infirmières. Mis à part ce petit incident, le service était très calme. Il était plus de minuit mais je n’avais pas envie de remonter me coucher à l’internat, tellement je me sentais bien avec Kamel. C’était la première fois que j’éprouvais quelque chose d’aussi fort pour un homme. J’étais bien obligé d’accepter que c’était de l’amour, du désir et de l’envie qui me faisait rester sur ma chaise, face à lui. J’avais déjà ressenti de l’attirance pour d’autres garçons mais jamais aussi violemment. La blouse blanche entrouverte du jeune infirmier laisser entrevoir un torse musclé et imberbe avec la peau très mate. Kamel était homosexuel, je ne le savais pas. Cela explique qu’il ait rapidement compris que ce n’était pas par seule gentillesse que je restais avec lui. Il m’a demandé si je pouvais venir l’aider dans la buanderie. Tout seul, il n’y arriverait pas. Je n’ai pas cherché à avoir plus d’explication et je l’ai suivi. Et là, dans la pénombre, c’est toute ma vie qui a basculé. J’ai senti l’un des ses bras m’enlacer et au même moment, sa bouche s’est posé contre la mienne. J’ai eu un léger mouvement de recul puis, j’ai répondu à son baiser. C’était la première fois que j’embrassais quelqu’un de cette manière, lèvres contre lèvres, avec ma langue qui s’enroulait autour de la sienne. À vingt-cinq ans, j’étais complètement puceau. Puceau avec les hommes, puceau avec les femmes. Je ne connaissais que la masturbation agrémentée par quelques fantasmes encore flous dans ma tête. Je me suis mis…