Mecs en uniforme

histoire Sado Maso posté le mercredi 29 septembre 2004 par Claire

Mes rapports avec mon mari sont très classiques et d’une grande banalité, sans fantaisie ni la moindre originalité. C’est souvent rapide : on s’embrasse, on se caresse et il me prend. David n’est pas un homme pour qui le sexe est quelque chose de très important. Je n’ai jamais vraiment joui avec lui. J’ai toujours eu plus de plaisir en me masturbant que dans ses étreintes souvent bâclées. Avec Patrick, c’est tout à fait autre chose. Avec lui, j’ai osé… J’ai d’abord osé lui parler de mon fantasme de l’uniforme quand j’ai su qu’il était militaire. Cachée derrière l’anonymat du Minitel, c’était beaucoup plus facile pour moi de me livrer à de telles confidences. Mon fétichisme (même si j’avais refusé pendant longtemps de le nommer ainsi) remontait à mon adolescence et à mes premiers émois sexuels. Il m’en reste encore une image très forte : celle d’un défilé du 14 juillet, dans la petite ville de province où je vivais, avec la participation de la fanfare de la légion étrangère. Par la suite, et chaque fois que je me masturbais, je m’imaginais avec des hommes en uniformes. Peu à peu, mes fantasmes ont évolué. Il y avait toujours des hommes en uniformes dans les histoires que je me racontais mais nos rapports prenaient une tournure beaucoup plus scandaleuse. Je me soumettais tout simplement à eux. Je n’en ai jamais parlé à personne, même pas à mes meilleures amies. J’avais trop honte de moi. En même temps, je m’efforçais de chasser toutes ces idées que je jugeais malsaines et perverses tout en essayant de retrouver ce que j’appelais, une sexualité normale. Bien que j’éprouvais toujours une sorte de grand frisson chaque fois que je croisais un homme en uniforme. Même en photo, l’effet sur moi était identique. Un grand frisson accompagné d’une excitation vive et incontrôlable au niveau de mon sexe. J’ai eu mes premiers flirts, mes petits copains. Puis plus tard, j’ai croisé, chez des amis communs, celui qui allait devenir mon mari. David n’avait rien de très viril, de macho, ni d’autoritaire. C’est étrange de choisir…