Mélissa
histoire Lesbienne posté le vendredi 29 juillet 2005 par Linfirmire
Mon instinct me dit qu’il va arriver quelque chose. À 20 heures, Mélissa vient me chercher en voiture. Elle est toujours à l’heure. Nous nous embrassons et je la regarde. Elle est superbe. Elle porte une robe de satin noir avec un décolleté plongeant et ses magnifiques boucles d’oreilles en diamants scintillent au milieu de ses longs cheveux auburn ondulés. Moi je porte une robe bleue. Ce n’est pas facile de s’habiller quand on est rouquine. Mais attention, je ne suis pas la rouquine anglo-saxonne avec un teint blanchâtre et le visage ravagé par des taches de rousseur. Non, je suis une très belle rouquine, que cela soit clair. Nous allons dans un restaurant chic et prenons toutes les deux des plats délicieux. Pourtant, nous n’allons pas discuter de gastronomie mais de nos anciens maris. Je lui demande de façon indirecte ce qui a cloché avec son ex-mari. Elle me répond alors de façon très franche. Dire que je n’avais jamais osé le lui demander directement, préférant qu’elle me le dise de sa propre initiative. - Je n’étais pas attiré par lui au fond. J’étais attiré par d’autres personnes. Intriguée, je lui demande par qui elle était attirée. Etait-ce par quelqu’un que je connais ? Elle me répond en recrachant la fumée de sa cigarette : - J’étais plus attirée par les femmes. Pour une raison qui m’échappe sur le moment, cela ne me surprend pas vraiment. Aussi, je ne répond rien. - Ça ne te choque pas ? Je réponds que non. Après tout, malgré mon éducation catholique, j’ai toujours été assez ouverte d’esprit. J’ai plusieurs amis gays, ma meilleure amie peut bien être lesbienne. Mais si je ne suis pas choquée par cette révélation, je suis troublée car elle ne dissipe pas mes doutes, elle les intensifie. Nous n’abordons plus le sujet de toute la soirée. Comme elle conduit, je bois presque à moi toute seule la bouteille d’excellent vin rouge que nous avons commandée. Ensuite, Mélissa me ramène chez moi. Elle gare la voiture devant l’entrée et nous sortons toutes les deux. J’ai un peu de peine à respirer. Je me sens toute…



