LE PÈRE THORAL

histoire Amateur posté le lundi 23 avril 2007 par Linfirmire

Comme il aurait été très nuisible à son «prestige» qu’il consulte un médecin de la région, il l’emmenait souvent jusque chez un médecin de Lyon. Sa femme m’aimait bien et elle avait obtenu de son mari qu’il fasse appel à moi en tant qu’infirmière, bien que je sois la femme d’un médecin de la région. Au téléphone, le Père Thoral me dit avec son ton bourru habituel que sa femme n’allait pas bien du tout et qu’il fallait que je me dépêche. Aussi je m’habillai très rapidement, ne passant qu’une jupe, un corsage et un chandail. Il me fallut presque une demi-heure pour parvenir à la ferme des Thoral car les routes n’étaient pas très bonnes. Le Père Thoral m’attendait sur le devant de sa maison. -«Elle est en haut, me dit-il, à la chambre.» Aussi, je ne perdis pas de temps et montai rejoindre sa femme. Je lui prodiguai les soins prescrits par son médecin, ce qui me demanda presque une heure puis je redescendis à la salle où m’attendait le Père Thoral. Au premier coup d’oeil il me sembla bizarre. Un je ne sais quoi… L’oeil plus brillant et puis je vis la bouteille qu’il avait sorti. Une bouteille de «gnôle» qu’il m’avait déjà montré et qu’il distillait lui même clandestinement. -«Vous prendrez bien un petit verre ? me lanca-t-il.» -«Oh non, je vous remercie, répliquais-je, votre eau-de-vie, elle est trop forte pour moi !» -«Bah ! mais non, allez ne vous faites pas prier. Un petit verre pour la route, histoire de vous réchauffer» -«Ah, ca, c’est vrai, il ne fait pas chaud, répondis-je, cherchant à orienter la conversation dans une autre direction. Mal m’en prit car il me répondit alors : -»Vous ne devez pas avoir si froid que ca aux fesses pour ne pas mettre de culotte !" Je blêmis et fus soudain submergée par la honte car je venais de réaliser qu’avec l’escalier à claire-voie, il n’avait rien raté du spectacle et avait pu se rendre compte de mon absence de culotte aussi bien à la montée qu’à ma descente de l’escalier. J’aurais pu me fâcher mais je savais que c’est rarement…