RABUTIN LE FIER
histoire Voyeur posté le mercredi 9 mai 2007 par Nostrad Anus
Car le baron admirait la force et le tempérament de cette chair de sa chair et savait pertinemment que Raphaël éviterait scrupuleusement le piège des amourettes banales. Le spectacle des duels se répétaient donc chaque jour sous les applaudissements de la valetaille et des mousquetaires sans qu’aucune trace de complicité plus intime n’apparaisse. Et l’on s’impatientait. Si bien que les mousquetaires avaient décidé d’épier l’incorruptible Raphaël de jour comme de nuit. Des escadrons de surveillance se succédaient afin de surprendre le moindre déplacement suspect. Puis vint enfin une nuit… La lune joufflue, jetait de grands éclats de clarté sur tous les chemins de ronde. C’est ainsi que le cadet Perez avait distingué une sombre silhouette se découpant sur la façade sud du donjon. L’individu, complètement enveloppé d’une cape à capuchon, descendait rapidement les degrés contournant le donjon pour se faufiler à travers une fissure du rempart et se diriger vers la crypte ancestrale. La sentinelle, après avoir réveillé un complice, avait suivi le mystérieux personnage, devinant qu’il s’agissait sûrement du trop désirable Raphaël. Parvenus à l’entrée de la crypte, les mousquetaires avancèrent avec précaution et se dissimulèrent derrière une cloison de pierres. Et là, tapis dans l’obscurité humide de ce lieu sépulcral, ils firent la plus étrange découverte. Le souverain Raphaël, offrait aux regards sa nudité totale et affriolante. Sa chair si tendre et légèrement rosée semblait être la pièce maîtresse d’un banquet secret. Son torse, incroyablement bien dessiné, dardait des pointes altières et gonflées vers la petite assistance troublée. Trois garçons, dont le jeune Davor, le toisaient avec du feu dans les prunelles. Il les dévêtit un à un, tendrement, caressant parfois une aréole bandée par le froid et l’excitation, tâtant aussi de grosses bourses déjà remplies de désir. Le sexe des deux compagnons de Davor, incapables de résister ni aux effleurements, ni au spectacle qu’ils subissaient, avaient pris des proportions considérables. Raphaël, après avoir dénudé tous ses disciples à l’exception de Davor, s’étendit sur un lit de paille fraîche et commanda le début de cette fête singulière. On se rua sur lui et on le mordit avec gourmandise sur tout le corps. Davor, figé, observait la…



