Selene, gustav et le bel inconn...
histoire Voyeur posté le dimanche 17 septembre 2006 par Ivan Ribeiro Lagos
D’ici demain, le coup ne serait pas beau à voir ! Le soleil couchant inonda la chambre. Selene alla tirer les rideaux pour faire de l’obscurité, il lui faudrait installer un sofá cette nuit pour veiller le malade. Ce gentilhomme blessé lui inspirait tant de nouvelles émotions. C’est à ce moment là qu’il ouvrit les yeux. - Je suis tellement heureuse de vous avoir trouvé ! Comment vous sentez-vous ? - Très bien ! Je ne me souviens pas de ce qui s’est passé. - Je vous raconterai plus tard, quand vous serez mieux. Comment vous appelez-vous ? - Fred Tyrone - Maintenant, il faut vous reposer ! Tâchez de dormir et ne pensez plus à rien… - Je me sens très fatigué articula-t-il lentement. Puis il sombra dans un profond sommeil à nouveau. Le lendemain, la blessure qu’il avait reçue au front n’avait pas encore disparu et virait au noir. Mais il avait incotestablement meilleure mine. Alors Selene quitta la chambre pour voir si les journaux étaient arrivés. Il y avait le Times et Le Washington Post, les deux journaux qu’ils lisaient chaque jour, et plusieurs autres gazettes. Elle retourna auprès de Fred. Il était éveillé et souriant, si bien qu’elle alla s’asseoir près de lui sur la couche. Naturellement, il l’entoura de ses bras et la serra contre lui, puis, doucement, comme pour cuellir une fleur, il se pencha sur elle et ses lèvres se posèrent sur les siennes. Pour elle, c’était la musique de ses rêves les plus secrets qui résonnait. Elle se sentit peu à peu soulevée de terre, transportée jusqu’au ciel où la lumière du soleil les enveloppa d’un glorieux halo doré. Il la serra davantage et introduisit sa langue fougueuse dans sa bouche pour un baiser violent. Les langues s’entremêlèrent dans un véritable ballet. Tout ce qu’elle avait espéré, imaginé, cette émotion et ce sentiment de beauté qui avait enivré son coeur et son esprit, elle le vivait maintenant dans ce baiser. L’homme resserra son étreinte, embrassant les lèvres douces, tendres et innocentes qui s’offraient à lui avec plus de passion. Il la serrait de plus en plus fort, ses baisers se firent plus possessifs, plus impétueux… Ainsi commença leur amour !! Un soir qu’elle était d’humeur égrillarde, vétue d’une paire de mules à talons et d’une nuisette…



