Tiphaine et ses caprices

histoire Amateur posté le samedi 15 octobre 2005 par Fripon

En regardant s’éloigner la voiture de ma logeuse mon coeur se met à battre plus vite que les circonstances ne l’exigent, produisant un léger tournis. Elle est alitée ? Peut être a-t-elle besoin de quelque chose. Elle fait sûrement semblant et je le sais aussi bien que sa tante. Mais il ne s’agirait que d’un geste de sympathie. Quel mal à ça ? Elle est peut être nue sous ses draps. Non, je serais ridicule d’y aller. Fébrile et confus je descends finalement de la voiture. Rentre dans la maison, traverse le salon, m’engage dans le couloir des chambres. Laquelle est la sienne ? - Tatie c’est toi ? Sa voix a traversé la seconde porte. Je toque, ouvre, le souffle court. - Ah c’est vous ? Bonjour. Elle est enfouie sous le voile de coton blanc qui calque son corps. Elle se redresse sur son oreiller, ses bras nus tirent le drap pour se couvrir pudiquement. - Ta tante m’a dit que tu étais malade. - Ouais, j’suis pas très bien. Elle me sert un moue boudeuse. Je m’asseoir sur son lit. - Je… Je me suis dit que peut-être, tu aurais besoin de quelque chose. Ses yeux me fixent intensément. Ses lèvres jointes s’arrondissent. - Vous n’allez pas travailler aujourd’hui ? - Si, si mais… Si je peux t’être utile avant de partir, dis-le moi. Elle semble réfléchir, affectant l’attitude de celle qui ne sait se décider entre plusieurs choix qui la tentent. - Eh bien voyons… Oui. Ma tante ne croit pas que j’aie de la fièvre. Vous voulez m’aider à lui montrer qu’elle a tord ? Joignant le geste à la parole. Tiphaine prend un fin tube de verre sur la table de nuit, qu’elle me tend à bout de bras avec un air de défi dans le regard. Prenant le thermomètre dans les doigts je ne sais plus que dire. Je fais mine de le diriger vers sa bouche, mais elle se retourne, couchée en chien de fusil, dirigeant ses reins vers moi. Sans un mot, je glisse une main sous le drap tandis que l’autre se pose sur sa hanche. Mon souffle prend de l’ampleur comme…