Tiphaine et son désir

histoire Amateur posté le jeudi 13 octobre 2005 par Fripon

Une semaine s’écoule après mon installation à la villa. La cohabitation avec ma logeuse est des plus cordiales et il n’est pas rare que nous partagions l’apéritif ou même le dîner. Ce soir là elle m’annonce qu’elle a pris 15 jours de congés et qu’elle va recevoir de la visite. Les vacances d’été ont commencé à Paris et sa soeur lui a demandé si elle voulait bien garder ses enfants Yohan et Gaelle pour deux semaines. N’ayant jamais eu d’enfants, elle a de suite accepté, joyeuse de recevoir ses petits neveux. De plus son frère qui est en plein déménagement lui envoie également sa fille Tiphaine pour quelques jours. Ses rapports avec sa nièce n’ont pas été toujours harmonieux, mais depuis quelques temps il semblerait que les orages nés de l’adolescence aient finalement déserté le ciel de leurs relations. Le vendredi suivant, je me prépare à dîner lorsque des pneus font crisser le gravier de l’allée. Des portières claquent, libérant de jeunes voix aiguës. Une joyeuse compagnie pénètre dans la maison, remplit les espaces du rez-de-chaussée d’un brouhaha qui me parvient étouffé. Mon repas terminé, je me pose dans le fauteuil, un roman à la main. Par la fenêtre des cris attirent mon attention. Yohan et sa soeur courent dans le jardin. Ils doivent avoir une dizaine d’années pour le garçon et 7 ou 8ans pour la fillette. Cette présence donne à la maison une ambiance familiale qui ne me déplaît pas. Le lendemain, j’ai en tête de courir quelques agences et peut-être de visiter les endroits où j’aimerais m’installer. Lorsque je prends ma voiture, madame Carron, accompagnée des enfants, est déjà partie chercher sa nièce qui doit arriver par le train. À mon retour, en fin d’après-midi, ma logeuse est à nouveau plongée dans les soins patients qu’elle apporte à ses fleurs. Je m’approche pour la saluer. Elle se retourne. Jusqu’alors masquée par celle de sa tante, j’aperçois la silhouette menue d’une jeune fille. L’expression incontrôlée de ma surprise fait étinceler ses yeux bleus. Elle esquisse un sourire lorsqu’un réflexe fait déraper mon regard sur sa poitrine délicate et ses jambes nues. Je tends machinalement la main à madame Carron, mais mes yeux se…