Tiphaine et sa victoire

histoire Amateur posté le lundi 17 octobre 2005 par Fripon

La voiture qui vient de me croiser est celle de madame Carron. Il ne me semble pas qu’elle m’ait reconnu, mais cette rencontre brutale rend encore plus présente la fragilité de la relation que j’entretiens avec Tiphaine. Encore remué par l’incident j’entre dans la maison. Des exclamations enfantines me parviennent du salon, puis des pas. Elle apparaît dans l’encadrement de la porte, y prend appui. Nous nous regardons et la chaleur qui m’envahit chasse immédiatement les spectres de l’interdit qui me hantaient. Sa poitrine est comme une onde souple qui fait enfler son gilet sans manches en tricot noir, qu’elle porte sur un chemisier blanc. Sa sombre jupe plissée lui donne l’air d’une écolière de l’ancien temps. Ses bas blancs et ses chaussures baby aux talons carrés complètent sa panoplie. Seul le maquillage fluo de ses paupières et ses mèches platine ancrent son image dans la mode actuelle. Je me défais de ma veste. Elle vient précipiter son corps contre le mien. Sa joue se cale dans mon épaule : - J’ai eu peur que tu rentres trop tôt. Son rendez-vous a été décalé, j’ai pas pu te prévenir. Mon baiser dissipe son angoisse passée et mes mains glissent sur son corps menu, caressent sans pudeur ses courbes qui ne se refusent pas. Je l’attire dans l’ombre de l’escalier et ma langue s’enroule autour de la sienne. Elle m’enlace, laissant mes mains devenir de plus en plus indiscrètes. Sortant les pans de son chemisier hors de la ceinture de sa jupe, ma main remonte vers ses pommes rondes, gainées d’une étoffe de coton. Elle gémit et soupire son approbation. Mon bras disparaît sous sa jupe. Une forme rampe sur ses reins, glisse sur sa hanche, lui fait creuser le ventre, s’enfouit dans le terrier de son entrecuisse, qu’elle ouvre sans retenue. Collée au mur, elle halète pour autant que ma langue lui en laisse la possibilité. Mes doigts se repaissent de leur proie qui consent à la dévoration de ses attributs intimes. Un cri : - Tiphaine ! On peut avoir le goûter ? La jeune fille tressaille, me repousse, comme si déjà un appel enfantin était capable de passer au-dessus…