LE VOYEUR DU CHANTIER 1

histoire Amateur posté le mardi 26 janvier 2010 par Salvatore

Guillaume sentit à son tour son c ur battre la chamade. Sans hésiter, tout heureux de cette rencontre, il lança son sac de sport sur le siège arrière avant de s’installer à côté de celle qui, par un jour d’orage, lui avait permis d’accéder à ses trésors charnels avec énormément de tendresse. Claire, les mains tremblantes d’émoi, la gorge nouée, relança la Clio sur la chaussée, non sans avoir de nouveau bloqué les portières, par habitude. -«Que fais-tu ici ?» Demanda Claire d’une voix sourde, afin de briser le silence qui risquait de s’installer entre eux. -«J’étais à l’entraînement de foot, répondit Guillaume, aussi ému que sa compagne… J’appelais ma mère pour qu’elle vienne me chercher.» Tout en conduisant lentement. Claire ne put s’empêcher de jeter un regard plein d’affection en direction du garçon. Avec émoi elle se rappela combien, huit jours plus tôt, la découverte du corps svelte et racé de ce dernier l’avait si bizarrement perturbé sexuellement. À tel point qu’elle s’était offerte à lui, comme la dernière des prostituées, rejetant vingt ans de fidélité envers un mari qu’elle aimait pourtant. Et le plus grave était qu’elle avait connu dans les bras de ce jeune adulte, tout juste sorti de l’adolescence, une félicité amoureuse incomparable, un plaisir sensuel que jamais elle n’avait éprouvé auparavant. Or voilà qu’aujourd’hui, elle ressentait au fond d’elle ce même trouble étrange, ce même désir perfide prendre possession de son bas-ventre. Devant cette exigence érotique qui lui nouait les entrailles et qu’elle se savait incapable de refréner. Claire songea avec émoi, que si elle voulait profiter de la chance inespérée qui s’offrait à elle en la rencontre de Guillaume, il fallait qu’elle fasse rapidement quelque chose. Le jeune homme, malgré le désir qu’il devait certainement ressentir, n’oserait jamais tenter quoi que ce soit. -«Tu as un peu pensé à moi, tous ces jours ?» -«Ouuii, reconnut Guillaume.» Depuis un moment, il fixait les longues jambes bronzées de la conductrice que la courte jupe, retroussée à mi-cuisses, dévoilait à ses regards affolés. -"Moi aussi, avoua Claire dont le corps commençait à se couvrir d’une sueur érotique. J’ai souvent pensé à toi et à…