Amoureux d’asie
histoire Gay posté le mercredi 10 août 2005 par Le douanier
Je suis homo depuis l’âge de dix-neuf ans. J’en ai trente-cinq, maintenant. Depuis que je fréquente les milieux gays, j’ai à peu près tout connu : les baises à plusieurs, les soirées SM, les partouzes dans la nature, les Jack-off parties, les plans rapides dans les chiottes de bar ou de boîtes de nuit, je me suis fait tailler des pipes dans les cinés pornos, j’ai enculé des mecs dans les sex-shop… Bref, j’ai eu jusqu’ici une vie sexuelle assez riche et remplie. J’habite à Paris où j’exerce le métier de technicien supérieur dans une entreprise de sous-traitance pour l’industrie automobile. Je suis assez beau mec, 1 m 82 mètres pour 78 kilos, bruns avec les yeux bleus et assez musclé. Je fais pas mal de sport : tennis, escalade, voile et un peu de musculation dans une salle de sports. Pendant très longtemps, j’ai été un adepte des «plans directs». La baise rien que pour la baise. La seule chose qui m’intéressait, chez un mec, c’était son cul et sa bouche. Je changeais de partenaire pratiquement tous les soirs, je connaissais tous les bons coins de drague de Paris, j’utilisais aussi les réseaux téléphoniques et le Minitel pour faire des rencontres. On s’envoyait en l’air, à deux ou à plusieurs, et une fois que j’avais les couilles vides, je me tirais. Il m’est plusieurs fois arrivé de me faire aborder dans un bar par un mec avec qui j’avais soi-disant déjà baisé. Moi, je ne me souvenais plus de lui. Mais j’ai fini par me lasser peu à peu de ces rapports dénudés de tout sentiment. Chaque soir, c’était la même galère. Il me fallait un nouveau cul et quand je traînais dans Paris, je me faisais l’effet de n’être plus qu’un chien en rut à la recherche d’une jolie petite femelle prête à se faire saillir. Je bandais sans problème mais j’avais de moins en moins de plaisir dans ces étreintes anonymes et purement sexuelles. De la baise instinctive, sans jeu amoureux, sans érotisme et sans jeu de séduction. Je n’étais qu’une bite à la recherche d’un trou. Ma vie a complètement basculé le jour où j’ai rencontré Damien, un jeune étudiant d’origine vietnamienne. Il est venu passer quinze jours de stage dans l’entreprise où je travaille et c’est à moi que l’on a confié le soin de le diriger et de lui faire connaître tous les différents ateliers…



