ANNIE, LES SAMARITAINS ET LE VOYEUR

Vous souvenez-vous de ma petite histoire avec le chef de train ? Moi, je m'en souviens très bien, même qu'elle m'obsédait tellement dans les jours qui lui succédèrent que je me suis finalement trahie devant mon chéri. Même si je le veux, je ne peux rien lui cacher. J'ai craqué et je lui ai tout dit. Je ne pleurais pas, je ne cherchai même pas à défendre mes actes, j'attendais seulement mon juste châtiment, repentante et impuissante. J'attendais, le regard rivé au sol, qu'il me foute à la porte car c'était bien ce que j'avais mérité après tout. Finalement, il ne me fit pas de scène, il se contenta de me regarder avec un regard empreint de reproches refoulées mais quand même empreint d'un amour sans borne. Il se contenta simplement de me demander pourquoi j'avais ainsi trahi sa confiance. Je ne savais que dire, ce chef de train m'avait fait un effet monstre sans que je comprenne les tenants et les aboutissants de cette réaction. Pour ne pas perdre sa confiance à tout jamais, je lui promis à l'avenir de ne plus prendre le train et je contractai un prêt pour m'acheter une petite voiture. Le chef de train disparut progressivement de mes pensées et je ne le revis plus jamais. C'était bien dans ma petite voiture, j'arrivais plus tôt au boulot et j'étais chez moi très tôt le soir, désireuse et heureuse de passer du temps en famille. Je souhaitais plus que tout prouver à mon homme toute ma bonne foi. J'étais sincère, je voulais lui prouver mon amour afin de mettre un baume sur la plaie que lui avait causé mon idiotie. Au contraire de certaines copines et collègues qui, à cette époque, me parlaient ouvertement de leur vie sexuelle et entretenaient des relations charnelles multiples malgré leur engagement amoureux, j'avais toujours été une monogame dans l'âme. Je me souviens même d'une époque où je crevais de jalousie rien qu'à imaginer mon homme bandant entre les cuisses d'une autre femme. Et moi, je m'étais allègrement et concrètement permis de coucher avec un autre. Je trouvais cela désolant, voire dégoûtant, et je vous jure que j'avais et que j'ai encore honte de moi. Suite à mes frasques sexuelles, notre couple s'est lentement relevé. La réalité me rattrapa rapidement, toutefois. Comme le dit si bien le vieil adage : chassez le naturel et il reviendra au galop ! Alors qu'un soir je filais en voiture en direction de ma demeure, une panne d'essence me força à me ranger sur l'accotement. J'allais appeler un remorqueur, étant trop loin d'une station d'essence pour m'y rendre à pied, mais une voiture vint se ranger derrière la mienne au moment même où j'allais composer le numéro fatidique et très coûteux. Je m'approchai du passager qui sortit de la voiture pour venir dans ma direction. - Bonjour, merci de vous être arrêté, mon réservoir d'essence est à sec, lui dis-je d'emblée. C'était un beau brun aux yeux chocolat et au corps d'athlète. Il me toisa de la tête au pied, un sourire aux lèvres, avant de daigner me répondre. - Rien de plus normal, veux-tu que l'on te conduise jusqu'à la station-service pour remplir un bidon ? Je penchai la tête de côté et j'aperçus un Black devant le volant. J'embarquai volontiers lorsque l'inconnu m'ouvrit galamment la portière du passager. Nous étions encore à quelques kilomètres de la prochaine sortie, la poisse ! La proximité de ces deux hommes devint rapidement dérangeante et des pensées obscènes s'insinuèrent en moi tandis qu'ils causaient de sports. Je brisai mon propre silence en me présentant. - Moi c'est Annie… Et vous ? Le Black sourit adorablement et tendit sa main vers la mienne en la serrant sensuellement. Lorsqu'il la retira, il soutint mon regard et effleura l'intérieur de ma menotte ainsi que mes doigts. Mon bras me chatouillait terriblement, je sentis des picotements intenses, presque désagréables, sur les lèvres et dans la bouche. Ce petit contact venait de mettre le feu aux poudres ou plus exactement, il venait de me mettre le feu à la chatte ! Tout mon corps était aux aguets, mes sens, décuplés. - Moi c'est Patrice et lui, dit-il en pointant du pouce son ami assis sur la banquette arrière, c'est Pipo ! L'autre lui envoya une baffe en arrière de la tête et se présenta lui-même : - Pipo, c'est le surnom qu'il me donne pour me discréditer auprès des belles femmes il croisa mon regard avec une intensité à peine dissimulée et empoigna

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JEUDI 1 JANVIER 2009

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