L’ASCENCEUR COQUIN

histoire Amateur posté le mercredi 18 septembre 2013 par Zunie

La porte de l’ascenseur s’ouvre sur le palier du troisième étage. Il est vide. Je m’y engouffre et appuie sur le bouton du vingtième. La société où je travaille possède tout ce building et les bureaux se répartissent sur la totalité des vingt étages, en plein c ur de Manhattan. La cage s’ébranle sans secousse et j’ai tout le loisir de me regarder dans le miroir qui tapisse le mur. Je suis ce qu’on appelle une femme mûre, la trentaine passée (non, je ne vous dirai rien de plus…), à l’allure sportive, pas trop mal foutue, agréable à regarder me semble-t-il, avec ce qu’il faut là où il le faut. J’ai toujours aimé me dépenser et je cours beaucoup, été comme hiver, pour m’entretenir. Vous allez me dire que vous n’en avez rien à faire et vous avez parfaitement raison. Toujours est-il que je suis bien tranquille dans cet ascenseur, en train de monter vers les bureaux de la direction, quand les portes s’ouvrent. Nous sommes au sixième et il entre dans la cabine, après avoir marqué un mouvement de recul. Lui, c’est Félix G… chef du personnel de mon étage. Il est grand, beau garçon, mais imbu de sa personne et très dragueur. Il m’a fait des avances à plusieurs reprises et d’après Marie, une collègue, il aurait parié avec ses collaborateurs masculins que je passerais à la casserole avant les grandes vacances. Il ne m’en faut pas plus pour me décider très rapidement : nous sommes tous les deux dans cet espace réduit, les portes sont en train de se fermer et j’ai pris ma décision. Dès cet instant, une grande chaleur envahit mon bas ventre, mon sexe s’humidifie imperceptiblement. Je fixe Félix droit dans les yeux. Il est moins arrogant que lorsqu’il me croise dans le couloir avec ses collègues ou devant la machine à café ! Sa peur m’amuse et m’excite. La pointe de mes seins se durcit et frotte contre le coton de mon soutien-gorge. J’ai chaud et l’odeur de ma sueur doit commencer à surmonter les effluves de Chanel. Nous n’échangeons pas un seul mot, il se recule le plus possible vers le fond de la cabine, je capte un regard craintif dans le miroir et il n’a pas l’air trop surpris lorsque j’appuie sur le bouton d’arrêt, bloquant la cage entre le huitième et le neuvième étage…