LES ASSURANCES TARTAGLIA

histoire Amateur posté le samedi 31 juillet 2010 par Pervers Ppre

8 heures. Il est plus que temps pour Hélène de se rendre à son travail. Hélène, la trentaine, est secrétaire de direction à la «Fiduciaire Lafarge». Monsieur Lafarge est bien entendu son amant, en attendant d’être bientôt, du moins l’espère-t-elle, son mari. C’est ainsi qu’elle voit les choses ; non seulement elle est une collaboratrice très efficace, mais aussi une maîtresse remarquable, apte à satisfaire l’amant le plus exigent. Par ailleurs, elle connaît également beaucoup de choses sur les affaires de Monsieur Lafarge, des affaires peu reluisantes, des affaires qui seraient bien capables de l’envoyer rapidement méditer sur la relativité des choses et la précarité de toute situation malhonnêtement acquise. Cependant on n’en est pas encore là ! Nous sommes entre gens du monde, elle sait, son amant sait qu’elle sait et dans le monde feutré où ils évoluent l’un et l’autre, bien des complicités se scellent par un regard. C’est au moment où elle songe à cela qu’un utilitaire Renault se présente dans son allée. Un jeune homme bien de sa personne en sort en costume de livreur tenant à la main un bordereau de livraison. Il sonne et se présente fort aimablement : -«Bonjour madame, c’est pour la livraison.» -«Mais quelle livraison, répond Hélène, je n’ai rien commandé !» -«Ah ! Écoutez madame, dit le livreur apparemment fort dépité, sur le bordereau de livraison il y a votre nom, et votre adresse. Tout ce que je sais du colis c’est qu’il est particulièrement encombrant et déclaré fragile. Je veux bien admettre que vous en refusiez la livraison mais il faudra alors apposer votre signature à même le colis.» Intriguée, Hélène suit le livreur et passe la tête dans la camionnette. Brutalement, elle se sent poussée à l’intérieur, tandis que deux paires de mains la saisissent immédiatement, l’immobilisent, lui passent des menottes aux poignets et aux chevilles, un bâillon dans la bouche et une cagoule sur les yeux. Le tout n’a duré que quelques secondes et déjà la camionnette reprend sa route. Personne ne s’est rendu compte de rien. Passé les premiers instants de terreur, Hélène reprend son calme et, comme toujours, surtout dans les moments de grand stress, son cerveau se met à fonctionner à toute allure. Première constatation : tout s’est passé très rapidement, très discrètement, très efficacement et sans aucune violence, ce sont indiscutablement des professionnels…