LES AVENTURES D’UN MODÈLE 3

histoire Amateur posté le jeudi 31 janvier 2013 par Ivan Ribeiro Lagos

Ils étaient ce soir là des femmes et des hommes de tous âges et de tous physiques sans le moindre complexe, une société de riches quoi ! Les photogtaphes et les gens spécialisés en mode trônaient au premier rang. Glacyanne avait fait une toilette particulière car elle allait participer à un défilé de mode intime pour un renommé magazine. Elle disposa ses cheveux d’après les recommandations du styliste. Le coeur de Glacyanne lui battit un peu lorsque le couturier la tint par le bout des doigts. Elle vint se mettre en ligne et attendit le coup d’archet pour partir, mais bientôt l’émotion disparut. Effectivement, le spectacle fut annoncé au micro. L’ambiance s’installa et quelques minutes plus tard, le show commença. L’air du défilé était lourd ; les lampes pâlissaient dans un salon lambrissé de miroirs, autour de tables ovales couvertes d’un tapis de velours à crépines d’or. Mystères, des angoisses dissimulées sous des sourires, les mannequins commencèrent le défilé, se balançant les hanches au rythme de la musique, elles glissaient en avant, avec des mouvements légèrs sur la piste, les personnes présentes avaient rarement vu plastiques aussi parfaites. Glacyanne arborait un large sourire, la lingerie qu’elle portait faisait un effet extraordinaire sur l’assistance. Elle profitait, à chaque passage devant les photographes, pour laisser voir un bout de son intimité et le public aplaudissait à tout rompre en réclamant un rappel. Les yeux humides d’émotion. Glacyanne et ses collègues défilèrent une derrière fois avant de saluer l’assistance. Elles étaient magnifiques. Quelques hommes de vingt-cinq à quarente ans, disséminés un peu partout dans la salle, tentaient de se distinguer aux yeux des modèles. Quelle surprise pour Pierre de voir Glacyanne s’approcher d’eux, vêtue seulement d’un string à pailletes et de cuissardes en latex, pour se mettre à faire un show coquin et à onduler sur la piste au même rythme que la musique langoureuse. Pierre, dégoûté, s’en alla. Plus tard, elle sortit de la réception et, sur le trotoir, elle aspira le vent humide qui lui rafraîchissait les paupières. Elle fit des efforts pour se tenir éveillée, afin de prolonger l’illusion de cette vie luxueuse. La nuit était noire, quelques gouttes de pluie tombaient, alors qu’elle entendit : - Glacyanne ! Glacyanne ! Un type se pencha à la fenêtre de son taxi…