Les aventures de spartanus ii
histoire Exhib posté le mardi 28 février 2006 par Agamemnon
L’arène était remplie. Ils étaient venus de toute la région pour voir un spectacle original. Néanmoins, personne ne savait quelle était la nature exacte de cette présentation. Dans quelques instants. Spartanus allait être la célébrité de la Sicile ou bien un homme mort. Cette dernière perspective lui causait beaucoup de crainte mais déjà le vin lui montait à la tête et le rendait moins soucieux de l’avenir. Une trentaine d’esclaves était disposée en cercle au centre de l’arène. Ils se tenaient à quatre pattes et avaient l’ordre de ne point lever la tête. À cette vue. Spartanus eut une grande joie et se mit à sautiller sur place en criant : - Avé ! Avé ! Avé ! Les quelques soldats chargés de la sécurité sur le lieu du spectacle eurent toutes les peines du monde à le retenir de commencer son numéro avant que le proconsul de la région ne donne le signal de départ. Ce dernier était placé à la tribune d’honneur en compagnie du propriétaire de l’école de gladiateurs. Tous deux étaient de vieux amis et discutaient de ce qui allait suivre… - Allons. Flavius, puis-je savoir pourquoi tu refuses avec obstination de me révéler le programme du spectacle ? Je suis curieux et ne puis point attendre ! - Je n’ai nulle envie de t’imposer une telle souffrance. Marcius. La vérité est que moi-même, je ne le connais guère. - Sais-tu au moins pourquoi ces esclaves sont disposés ainsi ? Va-t-on lâcher les lions ? Un gladiateur va-t-il devoir s’amuser à les décapiter ? Par Mars, éclaire ma lanterne ! - Non, je te l’ai dit, il s’agit de quelque chose de vraiment nouveau. Si nouveau que j’ai peur que cela ne déplaise au public. J’ai pris ce risque afin de voir les capacités d’un de mes gladiateurs, un Thrace qui est absolument nul au combat mais qui paraît avoir des facultés exceptionnelles pour une autre discipline ? - Et quelle est cette discipline ? Parle nom de Jupiter ! Ne suis-je pas ton ami ? - Je crains d’avouer la nature du spectacle même à mon meilleur ami. Ce gaillard est un as… De la pénétration contre-nature en réalité. Pendant quelques longues secondes, le gouverneur Marcius Sextus Vinicius regarda son ami en attendant que celui-ci avoue que c’était une blague et, lorsqu’enfin il comprit qu’il n’en était rien, il partit dans un monstrueux fou rire qui paraissait ne jamais pouvoir cesser…



