LE BARON ET SON PLOMBIER II

histoire Exhib posté le lundi 16 juin 2014 par Salvadore

Le Baron me lança : - C’est quand même agréable d’avoir un homme à la maison ! Êtes-vous marié ? - Non pas encore - Moi, je l’ai été trois fois Ma troisième épouse était même descendante d’un Baron du second Empire Et aujourd’hui, je me retrouve seul Vous ne pouvez vous imaginer combien la solitude est dure à vivre Les soirées surtout sont longues Et même les nuits Je demeurais ébahi. Que cachaient les assertions que me distillait cet étrange quinquagénaire ? - Vous devriez trouver une compagne… Ou un compagnon, tentai-je de répondre, essayant de rentrer dans le jeu du baron, curieux de savoir jusqu’où celui-ci oserait aller dans ses confidences intimes. - J’y ai pensé, mais à mon âge qui voulez-vous qui veuille de moi Si je dois prendre pour compagnon une personne plus âgée que moi, il va falloir que je supporte ses grimaces toute la journée et j’ai bien peur qu’il ne sache, le soir venu, me contenter Monsieur le Baron s’exprimait sans gêne ni pudeur, et à l’écouter me parler de ses aspirations sexuelles, tout en me concentrant sur mon boulot, j’éprouvai un amusement certain. Qu’un homme de cet âge puisse encore éprouver des désirs sexuels me surprenait grandement. Et à m’imaginer ce quinquagénaire frustré sexuellement obligé peut-être de se caresser, de se branler, seul le soir dans son lit, tel un adolescent perturbé fit naître en moi un surprenant désir. - Je dois vous choquer, continua l’homme… Quel âge avez-vous ? - Vingt-deux ans monsieur. - Ah ! Où sont mes vingt ans ? Je suis certain que vous vous imaginez qu’à mon âge on n’a plus de désirs sexuels Eh bien détrompez-vous C’est ce que moi aussi je pensais dans ma jeunesse et aujourd’hui, à cinquante neuf ans, je peux vous avouer que j’éprouve encore ces envies Surtout le soir Et c’est ce qui est le plus dur à supporter dans la solitude. - Et comment calmez-vous alors ces Besoins ? Questionnai-je, éprouvant un plaisir pervers à pousser le quinquagénaire à des confidences plus intimes. - Eh bien, ce n’est pas à vous que j’apprendrai qu’il existe maintenant des ustensiles plutôt bien réussis pour vicelards esseulés. Par ailleurs, il y aussi certains légumes Mais croyez-moi, rien ne remplacera jamais un véritable sexe, masculin ou féminin ! Le désir que j’avais commencé à ressentir quelques instants plus tôt s’accentuait insensiblement à mesure que se déroulait ce dialogue libertin… Le joint défectueux enfin changé, je me redressai péniblement en prévenant : - Voila, c’est réparé, vos ennuis sont terminés…