Chaleur latine

histoire Amateur posté le lundi 31 juillet 2006 par Agamemnon

Par une belle journée de début de printemps, je me rendais chez mon ami Paolo qui habitait dans le quartier espagnol de Genève pour travailler sur un projet pour l’école. Tout en humant l’odeur du jasmin, je me frayais un chemin dans ces rues étroites. J’étais déjà venu quelques fois ; Paolo vivait dans un de ces vieux immeubles avec une lourde porte en fonte rouillée. Regardant les noms sur l’interphone nouvellement installé, je jetai un timide coup d’œil sur le nom des gens qui vivaient dans l’appartement d’à-côté au sixième étage ; c’était la demeure de Melissa, une véritable bombe latine… Elle fréquentait le même établissement scolaire que nous mais je ne lui avais jamais parlé, je me contentais de la regarder passer ; ses longues jambes descendant de sa jupe et son cul qui se déplaçait au rythme de sa démarche chaloupée me rendaient fou, il arrivait que je doive aller me passer la tête sous le robinet d’eau froide avant de pouvoir suivre mes cours de manière convenable. En outre, parfois, je l’entendais quand elle délirait avec ses copines ; elle avait un rire clair et sonore, presque indécent, qui montrait qu’elle adorait exprimer ses émotions… Quand j’ai appris qu’elle vivait la porte en face de chez Paolo j’ai halluciné, il ne m’en avait jamais parlé le con. En plus il se la jouait genre : «Ouais je la connais, et alors ?» Style, il s’en foutait complètement. Pas possible, à mon avis c’est parce qu’il n’était arrivé à rien avec elle qu’il faisait le gars détaché ou alors il devait être homosexuel… Nous travaillâmes toute l’après-midi sur cette recherche de mathématiques complètement inutile imposée par notre professeur M. Fleuri, qui en tant que rare survivant de l’époque disco, sa coupe façon Jackson five était quand même bien dégarnie depuis le temps, enseignait d’une manière des plus funky. J’avais énormément de mal à me concentrer en pensant que derrière le mur de la cuisine se trouvait la plus chaude des filles de l’école qui à l’instant même était peut être nue et s’en allait prendre une douche… Heureusement Paolo était un grand travailleur et pour ma part j’avais parfois des éclairs d’intelligence, nous parvînmes finalement à terminer le rapport avant la nuit…