CHÂTIMENT AUX ARTS MARTIAUX
histoire Jeune posté le dimanche 3 août 2008 par Angelo Loro
Nous étions en retard pour notre cours d’arts martiaux et nous courions sous la pluie, coupant à travers les petites ruelles, traversant les grandes artères à toute vitesse. Lorsque nous arrivâmes enfin à destination, transis de froid et mouillés jusqu’aux os, le professeur trouva nécessaire de nous apostropher, ce qui nous incita à nous arrêter devant toute la classe, nous qui souhaitions passer sans nous faire remarquer, afin de rejoindre les vestiaires au plus vite : - Bonjour aux retardataires, comment allez-vous ? Nous rougîmes en même temps, mon cousin Matthieu et moi, mais je fus le plus rapide à rétorquer : - Oui, très bien, merci de vous en inquiéter… Navrés pour le dérangement, nous allons nous changer au plus vite Je pris le bras de mon cousin et je me dirigeai vers les vestiaires mais la voix du professeur, un grand gaillard musclé, retentit, moqueuse : - Oui, les retardataires sont souvent de bien meilleure humeur que ceux qui doivent les attendre… Le professeur destinait ses paroles plus à son public qu’à nous deux, et la salle se mit aussitôt à rire bruyamment. Nous disparûmes derrière la porte du vestiaire et nous réussîmes à nous habiller en quelques secondes. Malheureusement, notre retard était plus accusé que ce que nous pensions d’abord et lorsque nous réapparûmes dans la salle d’entraînement, le professeur terminait son exposé sur la force que notre esprit recelait. Le groupe se dissipa et se dirigea vers les douches, nous laissant seuls en compagnie du professeur. - Pour avoir manqué la totalité de ce cours, vous allez faire cent pompes… Cette manière peu orthodoxe de nous réprimander me fit broncher : - Sinon ? Il eut un rire arrogant : - Sinon, je retire votre inscription… Même si je ne trouvais pas ce professeur particulièrement sympathique, et encore moins magnanime, je ne connaissais pas d’écoles où l’on enseignait les arts martiaux à proximité de chez moi. Je me mis donc en position pour me repentir, n’étant pas certain de mon aptitude à réaliser une centaine de pompes. Mon cousin, qui s’était lui aussi mis en place pour subir la punition, me regarda avec anxiété et me chuchota : - Tu sais très bien que l’on ne pourra pas le faire, pourquoi ne pas laisser tomber et partir tout de suite… J’acquiesçai et me levai debout, je fixai le professeur et lui demandai alors : - N’y aurait-il pas un autre moyen de payer notre faute, nous sommes incapables de faire ce que vous exigez de nous… Il me toisa un instant avant de s’exclamer sur un ton amène : - Je n’ai pas besoin de thunes les mignons, mais je ne cracherai pas sur l’occasion de me farcir vos petits culs, entre autres choses… Matthieu et moi nous regardâmes, la bouche béant de stupéfaction…



