CLÉO I

histoire Amateur posté le lundi 25 février 2013 par Angie L.

C’était l’été 2005, j’étais en compagnie de ma cousine Sarah à bord d’une voiture louée à Paris et nous nous rendions à une plage déserte, un endroit des plus reculés dans le sud de la France. J’étais assez jolie selon les dires des mecs de la fac mais Sarah, quant à elle, était une pure beauté. En fait, la première fois qu’il m’eût été permis de voir une représentation de Cléopâtre, c’est le visage de Sarah que je croyais contempler et depuis, je m’étais toujours imaginé la déesse égyptienne selon son visage : profil racé, un grain de peau lumineux et sombre à la fois, un nez fin et droit, une bouche pleine et sensuelle, un corps voluptueux et des seins fermes, une chevelure dense et noire comme l’ébène ainsi qu’un regard sévère qui ne trahissait jamais ses états d’âme. J’avais même pris l’habitude de la surnommer Cléo, surnom qu’elle affectionnait particulièrement. À vrai dire. Cléopâtre fut mon premier fantasme saphique… Je me projetais en rêve à l’époque des pharaons, où j’incarnais l’une de ses fidèles prêtresses. Lovée l’une contre l’autre dans des draps aux motifs somptueux, je débutais mes caresses alors que ma reine abandonnait paisiblement son être à mes tourments de jouvencelle. Dans ces rêves, son corps et ses nuits m’appartenaient entièrement… J’avais 19 ans lorsque Cléo fêta sa majorité. Et c’est lors de sa soirée d’anniversaire que j’initiai ma cousine aux joies du sexe. Elle, presque toujours raisonnable et studieuse, se laissant transporter innocemment au c ur de mes fantasmes et au gré de mes désirs de jeune femme rebelle et frivole. Petite fille à papa et bourgeoise jusqu’au bout des doigts, elle convoitait déjà l’université de Paris alors que j’avais abandonné l’école assez tôt pour me consacrer pleinement aux plaisirs presque infinis qu’offre la jeunesse. J’embrassais la liberté depuis toujours tandis que ma cousine ouvrait les bras à une vie ordonnée. Cléo représentait tout pour moi quoique nous étions très différentes l’une de l’autre. Épanoui, mon corps reflétait mes origines hollandaises et, au contraire de Cléo, que seule la démarche suffisait à faire tourner toutes les têtes, j’envoûtais grâce à mon regard d’un bleu profond et troublant. Mon visage de gamine, auréolé d’une chevelure fine et dorée, complétait bien ma silhouette pulpeuse, offrant des courbes aussi pleines qu’affolantes…