Un coin de paradis

histoire Amateur posté le samedi 14 janvier 2006 par Ivan Ribeiro Lagos

Caroline passa sa matinée à épousseter, astiquer, aspirer, jamais elle n’avait connu de maison aussi belle que celle de Búzios. Elle était bâtie en bordure de plage, une plage de sable fin, qui s’étendait à perdre de vue, on aurait dit une de ces résidences comme on n’en voyait que dans les magazines. Le simple fait de savoir qu’ils pouvaient habiter là quelque temps la transportait de bonheur. Elle fredonnait doucement tout en vaquant à ses tâches, elle passa la serpillière sur le sol impeccable de la cuisine, frotta les plans de formica étincelants, versa du désinfectant dans trois cabinets inutilisés. Une belle maison, oui, mais pour combien de temps : elle soupira puis, brusquement, froissa le papier et le jeta dans la sable, sa famille maintenant c’était son nouveau mari : Jefferson. Il était son avenir, même s’il ne se confiait pas à elle et lui servait des tas de mensonges alors qu’elle était toute prête à entendre la vérité. Par exemple, d’où sortait l’argent avec lequel il payait ses vêtements neufs et si chers ? Qui finançait la voiture avec chauffeur qui venait tout le temps le prendre ? Quand elle le lui avait demandé, il avait ri. Il avait répondu en lui ébouriffant les cheveux : - T’en fais pas, ma biche ! Mon vieux copain me doit bien ça. Il ne fait que rembourser une dette. S’il avait une dette à payer. Caroline se demanda pourquoi elle n’avait pas de vêtements neufs. Elle ne jaloussait pas du tout les costumes de Jefferson, mais ça aurait été bien si elle avait pu avoir quelque chose, elle aussi. Il ne lui avait même pas demandé de l’accompagner quand il était allé faire de achats. Elle en avait été meurtrie, bientôt, pourtant, il faudrait qu´elle en ait, des vêtements neufs, à cette pensée, un petit sourire se dessina sur ses lèvres. Elle serait si aimante. Les vagues semblaient l’inviter. Elle envoya promener ses pieds nus blancs et descendit l’escalier qui conduisait au sable. Puis elle s’élança vers l’océan. Elle était blonde, menue, fragile comme une porcelaine, ses longs cheveux blonds flottant comme une traîne derrière elle, sexy mais pas vulgaire, un sourire admirable et un corps parfait. Elle était très belle, des fesses rondes et fermes, de beaux seins et une façon d’envoûter remarquable…