LA DAME DU CABINET

histoire posté le lundi 8 mai 2006 par Angelina V.

Nous étions plusieurs à bosser dans ce cabinet d’avocats réputés et je n’étais pas des moindres. Je venais de fêter mes 40 ans et l’on m’avait recruté pour cette firme un an auparavant. J’occupais le bureau d’une avocate qui montait en grade et je la tenais en haute estime. Sans vraiment savoir pourquoi, j’ai croisé son regard et je me suis dit qu’elle était bien. Elle se prénommait Florence, avait 34 ans, un joli visage et une taille de jeune femme. Elle se distinguait par une grandeur d’âme et une finesse d’esprit qui me semblait parfaitement adorable. Florence restait la seule personne à laquelle je pouvais m’adresser dans ce milieu d’hommes sans ressentir un jugement conséquent. Elle était toujours charmante avec moi, gentille, rassurante et même carrément séduisante. Au terme de quelques mois, je ne voyais déjà plus Florence comme une simple collègue de travail mais plutôt comme une amie possible, une femme avec laquelle j’éprouvais l’envie de faire des activités autres que celles engendrées par les obligations du travail. Pour des raisons qui me semblent encore tenir du hasard, nous nous sommes mises à chatter de nos bureaux respectifs, histoire de partager des informations de travail. Mais le chat est un espace de discussion étrange, une scène où tous les possibles se jouent. Je fus parfois estomaquée par la tournure de nos discussions sur le chat. Évidemment, sans bien m’en rendre compte, j’étais de plus en plus attirée par Florence et les audaces qu’elle se permettait à mon endroit. Il faut dire que j’avais assumé mon statut de bisexuelle au travail ainsi que le fait que je vivais conjointement avec une femme, superbe, depuis une douzaine d’années. Florence quant à elle était mariée à un homme parfaitement charmant, que j’apprenais à connaître par le biais de soirées organisées par notre firme. Mais je savais encore peu de chose sur Florence. On chuchotait, à mot couverts dans la société, que Florence et son mari était un couple très farfelu et qu’ils se permettaient chacun des aventures, aussi bien individuelles que communes. Échangisme, triolisme, infidélité, bref, il n’y avait pas de tabou dans ce couple… Je ne savais trop quoi penser. Surtout qu’il me semblait que nos conversations sur le chat devenaient étrangement dangereuses. Les moments où nous devions travailler dans le même espace physiquement prenaient des allures de fuites éloquentes…