DERNIÈRE SOIRÉE

histoire Amateur posté le samedi 17 août 2013 par Jackie

Ce vendredi 1er août, leurs vacances dans ce petit village du Midi étaient terminées. Ils avaient déjà rendu les clefs à la propriétaire quand ils ont été invités par des amis à terminer la semaine dans leur grande maison. Sitôt dit, sitôt fait. Les bagages ont été rassemblés dans un garage en attendant le vrai départ. Cette agréable prolongation de séjour leur permettait d’éviter les traditionnels bouchons de la grande transhumance de fin juillet et du début août. La première soirée, elle avait tellement peiné à tout remettre en ordre après un mois de séjour et quelques invités, qu’ils n’ont pas tardé à s’endormir. Le lendemain, ils avaient toujours assez de vêtements sous la main (les autres étaient déjà dans les valises) pour aller à la plage naturiste profiter, une dernière fois, du soleil et de la Méditerranée. Ils étaient décidés à attendre l’accalmie de la circulation du dimanche pour remonter vers le Nord. Toutefois, en rentrant de la côte, les informations étaient alarmantes : Des kilomètres de ralentissement (mot bien faible mais réconfortant pour ceux qui s’y trouvent coincés) étaient annoncés. À peine rentrés chez leurs hôtes, les journaux télévisés ne les engageaient pas plus à reprendre la route. Leurs amis firent de leur mieux pour les convaincre de rester encore au moins un jour ou deux. Une sortie dans un dancing devenait à nouveau possible si ce n’est qu’il fallait fouiller dans les valises. Nicole se trouva une robe peu estivale mais c’était la seule qu’elle put atteindre sans tout mettre cul par-dessus tête. Pour Jacques, un pantalon vaguement propret et une chemise à courtes manches firent l’affaire. Dans la nuit, le moine fait l’habit ! Arrivés vers minuit au village naturiste du Cap, ils flânèrent quelque peu dans les magasins encore ouverts, spécialement ceux de lingerie féminine et de cuir. Trouvant sa tenue trop sage. Nicole s’acheta un short en cuir qu’elle dissimula discrètement dans son sac à main pendant que Jacques observait, avec une impatience grandissante, les dessous vaporeux. C’est souvent vers une heure que les dancings locaux inaugurent leurs premières salves de slows dans une ambiance assez chaude. Sur des mélodies quasi ancestrales où trône Claude François et son éternel «Alexandrie», dans une obscurité qui permet toutes les initiatives, les couples vont et viennent tout autant que les mains baladeuses…