DOCTEURE VERAMONTE

histoire Amateur posté le vendredi 2 mai 2014 par Michal L.

En se réveillant au milieu de la nuit. Michaël sentit que quelque chose n’allait pas. Le léger mal de tête de la veille avait fait place à une migraine épouvantable, il avait des sueurs froides, et sa gorge le faisait souffrir horriblement. À sept heures dix. Meredith Veramonte, 29 ans, jeune docteur en médecine, née à Catane, en Sicile, de père espagnol, ouvrait son cabinet médical. Les temps n’étaient pas si brillants pour elle. Après autant d’années d’études, son déménagement tout récent lui avait fait perdre sa clientèle d’habitués, et Dieu sait s’il est difficile d’inspirer confiance à des patients de nos jours. Aussi, elle se précipita sur le téléphone dès la première sonnerie et se présenta : - Cabinet du Docteur Veramonte, bonjour. - Bonjour. Michael Lemaire à l’appareil, je vous appelle pour vous demander de passer chez moi, je crois avoir la grippe. - Bien sûr, où habitez-vous ? - Juste au-dessus de chez vous, au quatrième étage, appartement C. - Bien, dans ce cas, je vais passer tout de suite. Vous me rappelez votre nom s’il vous plaît ? - Michael Lemaire. - Très bien, monsieur Lemaire, à tout de suite. - Ok, je vous attends. La porte sera ouverte, sonnez et entrez. En voilà un heureux hasard ! Un voisin de son cabinet qui l’appelle. Enfin, tant mieux, ses consultations ne commençaient que cet après-midi, et puis, le travail administratif attendrait bien. Sans enfiler de manteau, elle prit donc son attaché-case et rajusta son tailleur et son pantalon avant de sortir. Elle fit comme il avait demandé. Après avoir sonné brièvement, elle poussa la porte et franchit le seuil. Elle referma ensuite derrière elle et se dirigea vers la pièce d’où provenait la lumière, au fond du hall. En entrant dans la chambre, elle trouva son patient étendu sur un grand lit, sous une énorme couette. À son visage, elle comprit immédiatement que celui-ci se sentait bien mal. - Bonjour, je suis le docteur Veramonte. Comment vous sentez-vous ? - Bonjour, docteur, répondit Michaël. Pas fort bien, j’avoue. - Que ressentez-vous, exactement ? Vous avez de la fièvre ? - Je ne sais pas, je crois avoir de la fièvre, mais j’ai surtout très mal à la tête et à la gorge. - Vous pouvez vous lever ? - Euh, je ne préfère pas, je ne suis pas habillé, et puis être debout m’est encore plus pénible…