LE DONJON DU BARON

histoire Sado Maso posté le lundi 12 avril 2010 par Maxence

Lors d’une soirée parisienne, j’avais rencontré un personnage. Un homme à l’allure élancée, chez qui tout respirait l’intelligence. Son regard nourrissait ses auditeurs, ses gestes avaient quelque chose de mystérieux. Je l’avais vu d’une main assurée donner du fouet sur le cul d’une soumise, une grâce certaine touchait cet homme, la suppliciée en devenait ipso facto altesse. Je savais que le Baron disposait d’une propriété viticole dans le sud de la Touraine, à la lisière de la forêt de Chinon, une grande habitation d’un autre siècle, aux pierres épaisses, aux cheminées nombreuses et à la quiétude certaine. J’avais lors de cette soirée parisienne donner ma carte au Baron, espérant un jour recevoir un appel. Un pressentiment de générosité chez cet homme m’animait. Enfin, un mardi soir, au son de sa voix, je compris tout de suite que c’était lui. Je lui expliquai alors quelles étaient mes attentes, quelle cérémonie je souhaitais partager avec lui. Peu loquace, il me proposa de venir le rejoindre dans sa demeure tourangelle. Le vendredi soir. Anne. Virginie et moi quittons la capitale parisienne afin de rejoindre notre hôte pour le week-end… Je me réjouis, sachant Anne amatrice de bons vins, de châteaux et de bonnes chairs. Nous allons vivre notre première véritable cérémonie. Arrivé au seuil de la bâtisse, nous sommes accueillis par une femme, grande, accorte qui prend Anne par le bras. J’emboîte le pas aux deux femmes. Virginie s’occupant des bagages. L’atmosphère est à la fois légère et totalement hors du temps. La nuit déjà tombée, nous ne pouvons que deviner l’espace. Tout semble autour de nous basculer dans un autre temps, indéfini, ailleurs. Anne, de par son sourire est paisible, heureuse. Virginie légère. Nous sommes dans l’entrée, une grande pièce chaude à l’odeur de bois consumé. La femme. Sacha, nous guide à nos chambres, à l’opposé de l’édifice, trois chambres, personne n’a la bêtise de s’en étonner. Quelques minutes plus tard Sacha, vient nous chercher pour le dîner. Nous arrivons devant une grande table de chêne, massive, longue. Le Baron y trône. À sa droite une petite blonde à l’allure presque juvénile, 20 ans tout au plus. À la fin du repas. Sacha prend soin d’Anne et de Virginie, elles partent dans une autre pièce où, très vite des éclats de rires, des ferveurs de joie portent vers nous…