Les échangistes
histoire posté le mardi 28 septembre 2004 par Moustaches la crme
Je partage avec mes parents une petite maison très chouette, entourée d’un splendide jardin, dans une banlieue lyonnaise. J’ai vingt ans et je suis plutôt beau garçon. Je n’ai pas de petite amie en titre mais mon sérail n’a sûrement rien à envier à celui d’un sultan ottoman. J’avoue que j’abuse considérablement des plaisirs du sexe depuis mes quatorze ans et que je commence à m’en lasser. Pourtant, chaque fois que l’on sollicite ma présence pour une petite sauterie, je ne parviens jamais à refuser. C’est ce qui est arrivé le week-end dernier avec toutefois une conclusion fort étonnante. Élodie, une-copine-plus-que-copine-mais-moins-qu’autre-chose, m’invite à passer quelques jours dans le pavillon de chasse de son père, à quelques dizaines de kilomètres de la ville. Elle est plutôt bien tournée; aussi j’accepte. Mais voilà qu’arrivés là-bas, son frangin y est déjà avec sa bande. Je décide alors de nous ramener à Lyon, mes parents n’y verraient aucun inconvénient. Nous foulons donc le gravier du chemin menant à la maison lorsque j’entends des rythmes reggaes au travers desquels perce parfois la voix de Bob Marley. Je me dis oups ! Ils font la boum ! Puis je me ravise en pensant qu’ils nous inviteraient sûrement à nous joindre à eux. Je gare discrètement la caisse et nous nous engageons dans l’allée du jardin. Ma surprise est complète lorsque j’aperçois un peu plus loin, autour d’une pergola entourée d’un lierre abondamment fourni, mon père embrassant passionnément une fille de l’âge d’Élodie. -«Et bien, y s’emmerde pas trop ton vieux !» Moi j’écarquille les yeux et je me dis que quelque chose va de travers. Je me mets aussitôt à jouer les espions avec ma copine. Nous gambadons d’une fenêtre à l’autre, d’un buisson à l’autre et ce que nous découvrons est à la fois estomaquant et excitant. Dans la salle de séjour, un employé de ma mère (un jeune caissier d’environ vingt-cinq ans) pelote allègrement la femme du meilleur pote de mon père. La dame (madame Cornillac) a certainement la fin de la cinquantaine et un corps tout maigrichon qu’elle agite fébrilement devant le garçon (je crois qu’il se prénomme Bernard) ébahi. Le mec la fait danser pour lui, elle virevolte et sa jupe à plis se soulève et se rabat selon que le tourbillon s’intensifie ou se calme…



