L’écrivaine anglaise

histoire Lesbienne posté le jeudi 21 juillet 2005 par Angelina V.

Le ciel était d’une pureté fabuleuse cet après-midi là. Je conduisais en regardant ce bleu infini, un peu chamboulée par les quelques verres que j’avais calés à un bar de St-Tropez. C’est pourtant vrai que je roulais un peu rapidement et lorsque je pris la courbe et que j’emboutis l’arrière d’une jolie Clio, je savais que j’étais dans la merde… J’ai rangé ma Audi TT sur l’accotement et j’ai rejoins le conducteur de la Clio. Elle sortit de sa caisse. Pas très grande, un peu costaude, les cheveux courts et noir avec des fils argentés, la quarantaine, sans aucun doute. Ni mignonne, ni moche si j’excepte un air coquin et un blouson de cuir qui lui filait des airs de loubard charmants. J’ai fais mine basse en m’excusant et j’ai voulu jouer la star un peu pressée qui prend le temps de parler à son public. Mais elle m’a remis sur les rails illico… - Okay, je sais qui vious être but on est pas là pour signer le photo, cutie. J’ai rengainé mon baratin et je lui ai demandé ce qu’elle voulait. Elle me répondit de cet accent amusant. - Rien, just le info nécessaire pour l’insurance, c’est enough. Avec un sourire radieux, elle ne voulait rien de plus que ce qu’il fallait pour me vendre aux paparazzis. Alors j’ai voulu régler à l’amiable. - Dites-moi combien vous voulez et l’incident est clos. - Je vois ! Vious pensez que je peux faire de la gossip avec cette histoire. Okay, je vious donne le adresse de ma mécano et vous payez les dégâts. C’est okay avec vious ? - Je veux bien mais laissez-moi vos coordonnées aussi. Le lendemain, je sonnais chez elle dès 16 heures. Je voulais m’assurer que tout ça ne finirait pas dans les tabloïds. J’étais une méga star du cinéma, au sommet de ma popularité, et j’avoue que le moindre de mes mouvements était épié et médiatisé avec une constance qui ne me laissait aucun répit. Il me suffisait de croiser un mec dans la rue pour qu’on me prête une liaison, alors imaginez ce que l’on aurait pu dire, sachant que j’avais conduis alors que j’étais ivre. Elle m’ouvrit, un peu surprise de me trouver là. Elle me fit entrer et m’offrit un verre. Le fait qu’elle ne semblait pas du tout impressionnée par ma présence me la rendit immédiatement sympathique…