ÉMOIS AVEC UN HOMO

histoire Jeune posté le dimanche 23 septembre 2007 par Laurent

Je suis un hétéro confirmé, j’ai 25 ans et l’histoire qui suit est absolument véridique. Un soir d’été, dans la petite ville de province dont je suis originaire, je passe en voiture devant le parc de l’hôtel de ville. Ce parc est réputé pour être LE rendez-vous urbain des homos. L’horloge de ma caisse indique une heure douze du matin. Je n’ai jamais eu d’expérience avec un homme mais cette idée me vrille le ventre d’une manière bizarre. Un doute mêlé d’excitation me traverse l’esprit. Quelques instants plus tard, je fais demi-tour sur le boulevard et entre sur le parking qui jouxte le parc. Je descends de voiture et marche quelques mètres dans le noir. Le parc est à première vue complètement vide. Je me poste sous un arbre et observe aux alentours. Au bout de quelques minutes, mes yeux s’habituent à l’obscurité. Dire que le parc est vide est une erreur. En fait il y a plein de monde mais chacun est plus au moins caché. Je repère un type assis sur un banc qui me fixe sans bouger. Des frissons de peur me traversent le corps. Je suis là mais pas du tout prêt à assumer une discussion. Pour me motiver un peu, je reste sans bouger encore le temps de griller une cigarette. Le ballet étrange des homos s’intensifie en silence sous mes yeux. Quelques voitures sont garées sur le parking. Une voiture arrive tout doucement, faisant le tour et s’approchant très près des caisses qui sont à l’arrêt. Chacun s’observe. Dans le parc, d’autres types n’arrêtent pas de se déplacer et de zyeuter partout. Parfois, deux d’entre eux s’abordent et discutent un peu. Puis ils disparaissent ensemble derrière les taillis. Je me dis, au moment où ma clope est finie, que même dans l’éventualité où il m’arriverait quelque chose, ce ne serait certainement pas dans ces taillis. Je décide de retourner jusqu’à ma voiture. Tout en longeant un petit bâtiment, je réalise qu’un type est en train de me suivre. Arrivé au coin du bâtiment, le souffle court, je me cache et décide de l’attendre. Le type arrive devant moi. Nous échangeons quelques mots. Il n’est pas très grand, cheveux blancs, un peu dégarni, la cinquantaine, il me dit qu’il est marié et qu’il vient de temps en temps…