ERMELINE

histoire Jeune posté le vendredi 2 janvier 2015 par Angelo Loro

Il y avait parmi la compagnie du roi des Francs un chevalier bien particulier dont personne ne voyait jamais le visage. La seule personne à avoir connu sa véritable identité fut la reine, décédée depuis peu en mettant son troisième fils au monde. Ermeline était une grande femme, aux traits anguleux et à la forte ossature, issue de la noblesse mais orpheline depuis sa plus tendre enfance. La reine l’avait prise sous son aile comme suivante, avait assuré son éducation catholique mais il s’avéra rapidement que le destin d’Ermeline serait différent de celui des autres femmes. À 15 ans. Ermeline participait déjà aux tournois auxquels seuls les hommes avaient le droit de se présenter. La reine qui avait toujours porté Ermeline dans son c ur avait collaboré au déguisement de sa fille adoptive. Son armure avait été forgée et incrustée de diamant par un forgeron du village. Finalement. Ermeline s’inscrivit au tournoi avec le titre de comte Barthélemy de Sacrente, un étranger venu d’un pays lointain pour rendre grâce au roi et le servir en tant que chevalier. Pour ne pas éveiller de soupçon. Ermeline avait même inventé un nom de royaume, perdu au cours d’une invasion germanique, raison pour laquelle elle avait fui sa patrie pour servir sous la bannière des Francs. Elle ne gagna pas le tournoi ce jour-là mais elle fut sacrée chevalier par le roi qui lui demanda cependant d’enlever son casque pour l’occasion. Elle dut inventer une excuse pour le garder et elle choisit de leur faire croire qu’elle avait échappé de justesse aux flammes quand les germains avait voulu l’enfumer dans l’église où elle s’était réfugiée. Son visage déformé par de graves brûlures ne pouvait donc pas être dévoilé en public. Le roi, un être aimable et juste, accepta tout de même de la prendre à son service. Lorsqu’elle fêta ses 20 ans. Ermeline eut droit à une fête très arrosée. Le roi, grand buveur, roulait déjà sous la table lorsque la grande orgie commença. Ermeline ne buvait pas car elle ne tenait pas à enlever son casque. Mais lorsque même le moins saoul des fêtards abaissa ses chausses pour s’en prendre au cul d’un vassal à moitié comateux. Ermeline ôta son casque et se servit un verre pour ensuite observer la scène…