Une famille de monstres
histoire Amateur posté le mercredi 22 mars 2006 par Syl
La famille de Fanny, avec qui j’étais à l’école, était sans conteste, la famille la plus répugnante du village, ce village du Nord, où je passais une enfance heureuse. Fanny avait 18 ans comme moi. Mon père, médecin au village, me recommandait souvent de me méfier de cette famille. C’était véritablement une épreuve à chaque fois que je rendais visite à Fanny devant lui apporter ses exams car elle était de santé fragile. Aucun des membres de la famille n’était là pour racheter l’autre… (À part mon amie, bien sûr !) Pas plus la mère, espèce de grosse truie qui avait déjà mis bas une dizaine de gosses, que le père, espèce de gringalet alcoolique et abruti qui ne devait pas être le père de la plupart d’entre eux. Quant au grand-père, c’était une sorte de vieillard lubrique. Les enfants ne valaient guère mieux, en particulier les trois garçons les plus âgés, qui avaient entre 15 et 20 ans et qui étaient responsables de la plupart des délits qui avaient lieu dans la région, ainsi que les deux filles aînées qui, bien qu’âgées de 19 et 21 ans, avaient tout de parfaites petites putes. Les enfants les plus jeunes avaient été placés à la DDASS par l’assistante sociale, en raison de l’extrême saleté dans laquelle se trouvait cette maison. À la campagne, on voit parfois des maisons qui sont de véritables taudis mais jamais je n’avais vu, ni n’ai jamais vu par la suite, d’intérieur aussi répugnant. Dans la cuisine, tout était couvert de graisse et les ordures jonchaient le sol… Le salon ne valait pas mieux, canapés éventrés, table crasseuse, lorsque je devais aller chez eux, je ne savais souvent même pas où poser mon cartable tant tout était répugnant. Ce jour-là, après l’école je fus invitée par Fanny pour l’aider à faire des devoirs. Je compris immédiatement mon erreur en arrivant. À cette heure là, ils avaient déjà pas mal bu, ce qui n’arrangeait pas les choses. La mère était plantée devant la télévision et ne se leva même pas pour m’accueillir. Bien au contraire, elle commença par dire que je n’aidais pas assez sa fille à comprendre ses devoirs, que j’étais une gosse de riche, prétentieuse, qu’on ne pouvait pas compter sur moi…



