UNE FEMME AFFAMÉE - 1

histoire Amateur posté le jeudi 24 juillet 2014 par Q

Cela faisait six mois que je travaillais pour Daphné Focerey, députée-maire. Après un an de galères, à vaquer de petit boulot en petit boulot, je venais enfin de trouver un job convenable. J’étais donc secrétaire pour une femme politique de renom. Bien payée, je n’avais à me plaindre que d’horaires distordus, qui ne me permettaient pas de vivre une vie de couple réglée, harmonieuse. Oh ce n’est pas que Marc et moi ne nous entendions pas, au contraire, seulement, je n’avais plus de week-ends, et travaillant souvent tard en soirée, je n’avais plus trop de temps pour m’occuper de lui et des enfants. Il ne m’en tenait pas rigueur et je l’en remercie. J’ai toujours su que j’avais fait le bon choix en me mariant avec cet homme aimant, prévenant et intelligent. Et puis, quand je parle de choix enfin voilà, j’étais amoureuse et dans ces cas-là, les tergiversations ne durent guère. J’ai épousé Marc par amour, par conviction. Quoique n’étant pas le meilleur que j’aie rencontré. Marc était un bon amant, et au bout de sept ans de mariage, nos relations sexuelles étaient encore fréquentes et jouissives. Il n’y avait plus la fougue et la passion des premiers temps, mais nos corps avaient appris à se connaître, il savait mes points sensibles, je pressentais ses désirs Sur ce plan aussi, nos relations se sont un peu estompées depuis que j’ai commencé cette nouvelle activité, le labeur venant achever le travail de sape des enfants pour la disponibilité maritale. Cependant que nous continuions à avoir du plaisir, comme je l’ai dit. Cet emploi de secrétaire était accaparant. Je n’ai jamais nourri de goût particulier pour la politique, malgré mes études en sciences-po. Je me destinais plutôt au social en fait : l’insertion professionnelle et la réadaptation sociale emportaient mes suffrages quand j’ai obtenu ma maîtrise. La réalité du marché allait bientôt me destiner à des postes en assistanat de direction et en secrétariat, avant une traversée du désert d’une année où j’allais jusqu’à accepter un poste d’assistante de gestion pour une friperie. L’horreur Une sorte de dégringolade sociale qui a mit à mal mon ego. En fait, je pense que c’est cette période de doute et d’errance qui a plu à Daphné lors de notre entretien…