LA FILLE DU LAVOIR

histoire Amateur posté le mardi 1 avril 2014 par Coconut

J’arrivai devant le vieux lavoir où, enfant je lisais avec mon frère, toutes les insanités lisibles sur les parois intérieures de ce petit hangar en bois. Au travers des nombreuses insultes qu’on pouvait y lire, se trouvaient aussi des petites annonces où des hommes cherchaient des femelles ou bien des femmes offraient leurs services aux mâles avec la promesse qu’ils s’en souviendraient. En pensant à tout cela, je continuai à me promener dans cette rue étroite longeant une petite rivière, qui effleurait son bord sans jamais sortir de son lit. Soudain, je fus pris d’un remord : et si aujourd’hui, il y avait quelqu’un ou quelqu’une au lavoir ? Aussi, je décidai d’y retourner de suite. J’ouvris la porte, un peu intimidé, comme toujours, par le suspens et que vis-je ? Une fille. Elle était assise à l’autre extrémité de l’abri, les jambes croisées, l’air de savoir que je viendrais la rencontrer. C’était une de ces blondes naturelles qu’on ne voit plus beaucoup à cause des colorants pour cheveux qui créent de nombreuses fausses blondes, y compris mon ex-petite amie. Son teint était assez pâle, ce qui faisait ressortir ces superbes yeux bleus, maquillés avec talent et délicatesse. Elle arborait avec charme un voile transparent qui laissait apparaître en filigrane une guêpière noire qui descendait jusqu’à un porte-jarretelles de la même couleur. Elle était donc extrêmement sexy avec ses bas en dentelle et ses fines chaussures à hauts talons. Son charme absolu esquissa en moi l’idée que cette belle créature était une prostituée. C’est elle qui m’adressa la parole la première. - T’as combien sur toi, beau gosse ? Me demanda-t-elle. Soudain, je me souvins que j’avais sur moi l’argent que j’avais gagné hier à la Fnac en faisant de la publicité. Cela faisait une somme assez importante. C’est pourquoi, je ne lui montrai qu’un billet de cent francs. Elle le regarda, le temps d’un éclair, puis me fixa avec un regard de fille soumise et fit celle qui voyait clairement ma pensée. Puis elle toussa en silence avant de me murmurer : - Pour toi, ce sera gratuit. Elle débloqua une porte que je n’avais jamais remarqué, malgré mes nombreuses visites en ce lieu…