LA GRANGE BIEN NOIRE

histoire Jeune posté le dimanche 2 juin 2013 par Joseph Hash

En me réveillant, je me suis d’abord demandé ce que je pouvais bien foutre dans cette putain de grange ! J’étais complètement à poil dans la paille avec un mal de crâne pas possible. J’ai senti un corps collé contre le mien. C’était celui de Fred. Complètement à poil, lui aussi. Puis, je me suis rappelé. Des images un peu floues, d’abord. La bringue de la veille, chez une copine. Tout le monde avait picolé sec. Moi, pour commencer. Sono à fond mais pas beaucoup de gonzesses. Vers une heure du mat. Fred me propose de bouger et de partir en stop jusqu’à Apt terminer la soirée dans une boîte de nuit. Nous étions en pleine campagne, un endroit désert, perdu dans le Lubéron. Il nous a fallu marcher un quart d’heure sur un chemin de terre avant d’atteindre la petite départementale. On se dirigeait comme on pouvait tellement la nuit était noire. Une heure après, on était toujours comme deux cons, plantés sur le bord de la route. C’était en plein été mais il n’y avait pas un chat. Fred était prêt à aller à pied jusqu’à Apt. Ça faisait pas loin de dix bornes. Tandis que le jour commence à arriver, les choses me reviennent un peu mieux. Fred dort comme un vrai bébé, à plat ventre, les cuisses écartées, un bras replié sous sa tête. Non, ce n’était pas un rêve. J’ai baisé avec lui. Je me suis fais enculer par l’un de mes meilleurs amis ! Et je me souviens avoir beaucoup aimer. Comme lorsque j’ai pris sa queue dans ma bouche pour la pomper. C’était la première fois que je suçais un mec. Maintenant, mes souvenirs sont plus clairs dans ma tête. Nous n’en pouvions plus de marcher, aussi Fred m’a proposé de passer la nuit à la belle étoile. Il faisait doux, il nous suffisait de trouver un champ ou un coin tranquille. C’est en nous écartant de la route que nous sommes tombés sur cette grange. On n’y voyait rien à l’intérieur mais on a tout de suite senti de la paille sous nos pieds. On s’est allongé mais impossible d’arriver à s’endormir. Fred était près de moi. Il m’a lancé : - Pas de chance, ce soir ! Ni l’un, ni l’autre n’aura tiré son coup ! Pourtant, j’en avais une super envie, pas toi ? Moi aussi, je comptais bien terminer ma soirée autre part que dans cette grange…