HOMOSEXUEL DANS L’ÂME…

histoire Amateur posté le lundi 16 février 2015 par Angelo Loro

Sam, mon mec depuis 4 ans, est du genre très romantique. Il m’amène des fleurs tous les vendredis après le boulot, il me réveille le samedi matin avec du café chaud et des baisers partout, et il me fait l’amour avec tendresse et passion à intervalles respectables. Mais au contraire de certaines femmes indépendantes, qui rêvent secrètement d’être soumises à leur homme, je rêve plutôt de soumettre l’homme à mes propres désirs. Allez savoir si c’est l’interdit de cette pratique qui m’excite ou s’il s’agit simplement d’une orientation sexuelle un peu spéciale, toujours est-il que je ne me suis jamais vraiment plu en tant que femme. Depuis mon adolescence, je regrette mon sexe amèrement. En toute franchise, j’aurais préféré être un homme pour ne me taper que des hommes. Un homosexuel dans l’âme, enfermé dans le corps d’une femme. Allez trouver plus inusité que moi ! Tout de même, j’ai un jour réussi à oublier ces fantasmes qui, de toute façon, me paraissaient totalement anormaux. N’allez pas penser que je ne mouille pas ma petite culotte lorsque je me fais baiser par un homme mais l’excitation est moindre lors de relations sexuelles normales. L’excitation sexuelle la plus incroyable que j’ai jamais connue s’est produite devant un film homo et depuis, ce fantasme n’a jamais voulu quitter ma tête. Maintenant, je dois parfois m’imaginer des partouzes masculines afin de jouir dans les bras de mon homme. Subtilement, au cours des années de notre union, j’ai tenté de savoir si mon homme avait un petit penchant bisexuel. De lui faire avouer cela ne règlerait pas mon problème, mais c’était la première étape à l’accomplissement de mon ultime fantasme. J’ai toujours trouvé désolant le fait de ne vivre qu’un seul type d’expérimentation sexuelle au cours d’une vie adulte qui comporte généralement plus de vingt-mille journées. Avec le potentiel expérimental de cette longue période existentielle, il est tout à fait navrant de répéter constamment les mêmes expériences. Je suis si différente des autres gens du point de vue sexuel que j’ai décidé, il y a quelques années, de faire de hautes études en sexologie. J’ai entre autres appris que les machos sont le fruit d’un certain type d’éducation, à l’instar des nombreuses femmes soumises peuplant encore cette terre. J’en suis donc venue à croire que tout le monde est potentiellement bisexuel de corps, biologiquement parlant, mais que l’esprit, selon l’éducation, peut très bien imposer des barrières à cet épanouissement physique normal…