INSOMNIAQUE

histoire Lesbienne posté le mardi 14 mai 2013 par La griffe de la nuit

Je suis une nana hétéro de 25 ans et l’histoire qui suit est absolument véridique. Un soir d’été, dans une petite ville de province dont je suis originaire, je passe en voiture devant le parc de l’hôtel de ville. Ce parc est réputé pour être LE rendez-vous urbain des homos. L’horloge de ma caisse indique une heure douze du matin. Je ne traîne jamais la nuit comme ça mais je ne parviens pas à dormir et il me prend l’idée d’aller observer les homos dans leur repaire. Un doute mêlé d’excitation me traverse l’esprit. Quelques instants plus tard, je fais demi-tour sur le boulevard et j’entre sur le parking qui jouxte le parc. Je descends de voiture et je marche quelques mètres dans le noir. Le parc est à première vue complètement vide. Je me poste sous un arbre et observe aux alentours. Au bout de quelques minutes mes yeux s’habituent à l’obscurité. Dire que le parc est vide est une erreur. En fait, il y a plein de monde mais chacun est plus au moins caché. Je repère un type assis sur un banc qui me fixe sans bouger. Des frissons de peur me traversent le corps. Je suis là mais pas du tout prête à assumer une rencontre. Je suis déchirée entre l’idée de séduire une lesbienne pour voir et la crainte de tomber sur un maniaque. Pour me motiver un peu, je reste sans bouger encore le temps de griller une cigarette. Le ballet étrange des homos s’intensifie en silence sous mes yeux. Quelques voitures sont garées sur le parking. Une voiture arrive tout doucement, faisant le tour et s’approchant très près des caisses qui sont à l’arrêt. Chacun s’observe. Dans le parc, d’autres types n’arrêtent pas de se déplacer et de zyeuter partout. Parfois, deux d’entre eux s’abordent et discutent un peu. Puis ils disparaissent ensemble derrière les taillis. Je me dis, au moment où ma clope est finie, que même dans l’éventualité où il m’arriverait quelque chose, ce ne serait certainement pas dans ces taillis. Je décide de retourner jusqu’à ma voiture. Tout en longeant un petit bâtiment, je réalise qu’une nana est en train de me suivre…