JEU DE GUERRE… ET D’AMOUR

histoire Amateur posté le jeudi 18 decembre 2014 par Coquinette

La pluie tombe depuis déjà un bon moment lorsque j’arrive enfin en lieu sûr. L’ancien QG cubain est d’une propreté éclatante. La paperasse est classée sur des étagères exemptes de toute poussière, les cadres sont accrochés au mur et ajustés au quart de tour, les fenêtres sont limpides comme de l’eau de roche. Malgré ma hâte, je prends tout mon temps pour vérifier les pièces de la petite bâtisse à deux étages. Personne ne s’y trouve, je poursuis donc mon chemin vers l’escalier en colimaçon menant vers les appartements du commandant disparu. J’y déniche une foule de photos de guerre le montrant en pleine bataille, je continue à fouiller mais je ne trouve rien qui puisse m’aider dans ma mission. Ils ont dû tout emporter avec eux quand ils ont fui, songeai-je en m’avançant vers le grand lit trônant au beau milieu de la pièce. Je descends la longue fermeture éclair située à l’avant de ma combinaison verte et je la laisse tomber sur le sol avant de m’affaler nue sur le lit. Le sommeil vient me chercher immédiatement, cela fait tant de bien de fermer les paupières après des jours et des jours de combat. J’entends des voix pendant que je dors. Je ne le sais pas mais ces voix n’appartiennent pas à mon rêve. Quelqu’un me touche le bras, je ne rêve pas, j’en suis certaine. De peine et de misère, je soulève les paupières et j’aperçois plusieurs silhouettes penchées sur moi. Lorsque ma vision s’éclaircit et que je comprends enfin où je me trouve, mon sang se fige. Je croyais que mes coéquipiers étaient morts, je les ai tous vus tombé sur le champ de bataille. Il ne restait plus que moi, dans la faction, à pouvoir sauver la mission… Pourtant, les visages qui me sourient à travers les doux rayons du soleil matinal appartiennent bien à Noan. Philip. Fred et Sam. Ils sont tous là, bien vivants. Noan approche son visage du mien, je sens ses mains parcourir mon corps. Mon c ur s’enflamme soudainement pour eux, pour mes quatre soldats. Ma bouche refuse d’émettre le moindre mot mais je laisse échapper quelques plaintes. Mon corps, paralysé par l’émotion et l’excitation, refuse également d’obtempérer à ma volonté de tous les serrer dans mes bras. Je sais qu’ils regardent ma nudité avec envie, j’ai vécu tant d’horreur que je me sens tout à coup très faible…