LAVEUR DE CARREAUX
histoire Amateur posté le lundi 30 octobre 2006 par Maurice
Je suis un laveur de vitres. Oh ne croyez pas que c’est un boulot pour les nuls ! Je fais partie de ceux qui passent leur temps à des hauteurs vertigineuses, accrochés aux immenses gratte-ciels comme des araignées, je nettoie des milliers de vitres. Vous pouvez être sûr que dans le métier, je suis respecté. Il y a une chose étonnante dans ce travail, c’est que les gens ne vous voient pas. Ce n’est pas que je sois invisible, mais les gens ne font pas attention à moi, comme si j’étais une des nombreuses machines qui envahissent ces locaux ultra-modernes. Ils agissent toujours comme si je n’étais pas là, et je peux vous dire que j’assiste souvent à des scènes étonnantes, souvent croustillantes. Il n’y a pas que dans le bureau ovale de Clinton qu’il se passe des parties salaces. Un jour justement, je nettoyais la vitre d’un bureau où la seule occupante était une femme, du genre bien habillée, tailleur strict et gris. Occupé à ma tâche, je ne voyais que son dos et le chignon qui lui tenait lieu de coiffure. Je nettoyais tranquillement la vitre, mon walkman sur les oreilles, jetant un oeil distrait sur l’écran de l’ordinateur qui semblait être son seul outil. La jeune femme semblait très sérieuse, devant son traitement de texte. Au bout d’un moment, je la vis qui parcourait le bureau des yeux, comme si elle cherchait quelqu’un. Mais en fait, elle s’assurait qu’il n’y avait personne. Alors, l’image sur l’écran changea. Je vis apparaître des scènes animées de film. Bon sang ! Je ne me trompais pas, elle s’était branchée sur une webcam érotique. D’où j’étais, je voyais bien que c’était un femme dénudée qui était sur l’écran. La secrétaire y prenait visiblement un grand plaisir, tapant frénétiquement sur son clavier. Je la vis se relever et remonter la jupe de son tailleur gris, mon regard se posa sur une superbe paire de fesses sans aucun sous-vêtements. Autant vous dire que je ne m’appliquais plus trop à nettoyer ma vitre. Je maudissais le déco d’intérieur qui avait placé son bureau de dos par rapport à la fenêtre, je voyais juste sa main bouger légèrement et je ne pouvais qu’imaginer ce qu’elle était en train d’en faire. Mes instincts de voyeur habitué me disaient que je devrais me contenter de cette vue partielle et frustrante lorsque se passa le miracle…



