LEÇON MÉRITÉE

histoire Sado Maso posté le lundi 3 mars 2014 par Lo M.

Dimanche soir, il se réveille, sans vêtement, le corps nu et frigorifié. Il ouvre les yeux difficilement car ses paupières sont lourdes, mais aussi, parce que ses cils ne veulent pas se détacher les uns des autres. C’est à cet instant qu’il se rappelle ce qui lui est arrivé la veille. Il se met à pleurer, le liquide dilue la substance qui gardait ses paupières fermées. Les larmes jaillissent jusqu’à ses joues. Il ne peut garder les yeux fermés plus longtemps, car les images de la nuit dernière tapissent son esprit. C’est la panique qui s’empare de lui, il se lève de son lit rapidement. Il a les muscles endoloris, il ralentit la cadence et il regarde à son poignet, il est 19 h. Il a dormi toute la journée et il remarque les clignotements de son répondeur qui indiquent les nouveaux messages. La sonnerie du téléphone le réveille toujours, mais pas cette fois, il dormait profondément. Il désire se laver avant d’écouter le message, qui, selon lui, ne doit pas être plus important que de nettoyer la saleté qui lui couvre le corps. Il entre dans la douche et règle la température de l’eau très chaudement. Le contact du liquide sur son épiderme le blesse, mais il s’en balance, car il veut se nettoyer en profondeur. Il voudrait mettre que l’eau soit la plus chaude possible, mais il doit s’arrêter pour ne pas se brûler. Il prend la savonnette et la frotte sur son corps jusqu’à ce que sa peau soit rougie. Lorsqu’il est épuisé, il s’effondre sur le sol de la douche et pleure abondamment. Il garde cette position pendant plusieurs minutes, et se relève. Il s’enroule dans une serviette blanche. Il ne le voit pas, mais quelques blessures au dos suintent encore de sang et tachent l’épais tissu. Il se traîne jusqu’au répondeur et appuie sur le bouton central pour écouter le message. - Bonjour Tommy, je voulais te rappeler comment nous avons passé une agréable soirée, mes potes et moi, en ta compagnie. Mais ce n’est pas tout, je voulais aussi te remémorer que tu n’as pas refusé ce que nous t’avons fait hier Rappelle-toi, tu n’as pas dit non Et là le film d’hier se met à rouler dans son esprit "C’est samedi soir, il n’est pas question que je rate une occasion d’aller draguer au bar du coin…