LIAISON SECRÈTE

histoire Amateur posté le lundi 9 septembre 2013 par Dupr

C’était un début d’après-midi de l’une de ces chaudes journées d’octobre qui font oublier que l’on est en automne et qui laissent à penser que l’été joue les prolongations… Je marchais à l’ombre des maisons et je me dirigeais chez mon ami Marc, camarade de fac, avec qui je m’étais lié d’amitié l’année passée et qui m’avait invité à venir chez lui ce jour là. Marc vivait chez sa mère. Anne, 43 ans, divorcée. Je connaissais déjà Anne puisque je m’étais rendu chez Marc durant l’été à quelques reprises. C’était une femme que je trouvais très belle, élégante et j’étais quelque peu troublé en sa présence. Mais j’avais remarqué les fois précédentes qu’elle me souriait souvent et j’avais noté quelque chose d’étrange, d’indéfinissable dans son regard. Je me disais que je fantasmais, que je prenais mes rêves pour une réalité… J’avais l’insouciance de la jeunesse et mes 19 ans révolus ne m’empêchaient pas d’admirer le paysage qui s’offrait à mon regard, à la manière d’un petit enfant qui découvre le monde. Mes yeux allaient et venaient entre les murs des maisons, se posaient sur les vignes jaunissantes qui encerclaient le village pour aller se perdre dans les montagnes cévenoles. Un léger vent marin soufflait et ramenait quelques nuages de la Méditerranée, venus tempérer l’ardeur des rayons du soleil. Puis, perdu dans mes rêveries, j’arrivai chez Marc. Je montai l’escalier puis sonnai à la porte. Anne m’ouvrit. Elle me dit : - Entre David, je t’attendais. Elle était vêtue d’une jupe droite de couleur rouge surmontée d’un petit chemisier blanc en dentelle. Elle me fit entrer et m’invita à m’asseoir dans le salon. Nous parlâmes quelques minutes puis je lui demandai : - Marc n’est pas là ? - Non, dit-elle, mais il ne va pas tarder. Puis elle m’offrit une tasse de café. Quand elle tendit le bras pour me la donner, je vis comme une marque à son poignet. J’en fus surpris mais ne dis rien. Toutefois, elle avait croisé mon regard et compris que j’avais vu la marque. Elle n’en fut pas gênée. Elle s’assit à côté de moi et la conversation reprit. Puis, au fil des phrases, nous abordâmes ma vie privée. Anne voulut savoir si j’avais une copine…