Le mâle de ma vie

histoire Gay posté le mercredi 23 novembre 2005 par Le douanier

Il y a deux ou trois ans, j’aurais trouvé complètement con d’écrire une lettre d’amour destinée à un homme. Mes aventures étaient des aventures uniquement sexuelles. Les sentiments, la tendresse, tout ça me laissait indifférent. Dans mes rencontres, la seule chose que je recherchais était le plaisir et je choisissais mes partenaires en fonction de ce qu’ils avaient à me proposer dans leur slip. J’étais une salope à bites comme je l’écrivais parfois dans mes «C. V.» sur Internet ou Minitel. Une bonne salope fringuée de cuir, beau corps, belle gueule et à bourrer par tous les trous : une bouche gourmande et un cul insatiable. J’étais un fan des plans directs, des partouzes avec plusieurs mâles vicelards, une bonne salope à tout faire qui ne pouvait trouver son bonheur qu’avec une grosse pine dans le fion. Alors pourquoi, tout d’un coup. Paul a-t-il pris une telle importance dans ma vie ? Je n’en sais rien. C’est venu comme ça et ça m’a pris dans tout le corps. Ces choses là, on ne les maîtrise pas. Je croyais être à l’abri d’un coup de foudre sentimental, moi qui ne voulais que de la bite avec les mecs, et je suis tombé dedans comme happé par une force qui me laissait incapable de résister. Cette force, c’était Paul. Je l’ai rencontré un soir de semaine, durant les fêtes de Noël. J’étais sorti pour draguer, comme d’hab’, le cul moulé dans un froc serré, string, blouson sous lequel je portais un débardeur, piercing au sein et à l’oreille, cockring, cul rasé et vidangé par un bon lavement et prêt à me faire monter dessus toute la nuit. Je me tenais une super gaule depuis que j’avais commencé à me préparer et je comptais bien me taper plusieurs bites dans la soirée. Prêt pour la chasse, j’ai commencé par un petit tour sur le parking du mini-golf de la fac. À Metz, c’est l’un des meilleurs coins de drague, jusqu’au parking du camping. Il faisait froid mais j’avais tellement le feu au cul que j’aurais supporter pire. Paul m’a surpris en arrivant dans mon dos. J’ai juste entendu : - T’aurais pas du feu ? Je ne fume pas mais j’ai toujours un briquet dans ma poche…