LA MUSE CLÉMENTINE

histoire Amateur posté le jeudi 1 janvier 2015 par Angelo Loro

D’une main énergique, le peintre mélangeait les couleurs qui allaient servir à reproduire la carnation de peau de son sujet, un blanc rosé d’une remarquable sensualité, parsemé en quelques endroits de taches de rousseur couleur caramel. Les yeux du peintre dont l’iris était d’un gris-vert presque mystique passait de son sujet à son tableau et rien n’aurait pu détourner l’attention de Simon du corps qu’il tentait avec succès de reproduire sur sa toile. Disposée sur une large et haute pile de tissus des plus luxueux et anciens. Clémentine fixait le peintre de ses yeux verts, dont l’iris était parsemé de taches ambrées. Son corps était déployé de manière à exprimer une nonchalance royale, froide même, tandis que l’épée reposant à ses pieds avait pour vocation principale de donner à cette dame peu vêtue l’allure d’une guerrière. Le corset, ajusté à son buste étroit et à ses petits seins ronds, la petite culotte trouée au niveau du mont de vénus et les gantelets de maille qu’il avait conçu spécialement pour elle, accentuait encore cette impression de force, tout en étant savamment amalgamé à la sensualité naturelle de son corps pulpeux. Outre les yeux exceptionnels de Clémentine. Simon vénérait sa chevelure blonde qui lui descendait le long du dos et qui ne s’arrêtait qu’aux fesses, des fesses larges et légèrement galbées. Pour Simon. Clémentine était une parfaite représentante du beau sexe, avec ses lèvres rouges, douces et pulpeuses, sa petite taille et son corps si mince. Simon, ne peignant jamais de nues, habillait toujours ses sujets avec les plus beaux atours du moyen-âge. Il était en outre fasciné par les guerriers féminins comme Jeanne d’Arc. Clémentine campait ce rôle à merveille, et surtout, elle était capable de rester immobile des heures durant. En fait. Clémentine aurait volontiers passé sa vie à fixer le regard magnétique de son héros secret. Elle était follement amoureuse de Simon et si elle se prêtait à ce genre de torture avec autant de motivation, ce n’était que pour jouir de sa présence. Elle pouvait donc passer ses journées à scruter le corps du peintre, mince et pas trop musclé, juste assez, toujours vêtu à l’ancienne, paré de vêtements anciens qu’il fabriquait lui-même… Et malgré le fait qu’il soit dans les dernières années de la trentaine, il n’avait pas un cheveu gris dans sa tignasse brune et ondulée qui lui arrivait aux épaules…